“watching old shows is a complete and oddly destabilizing form of time travel. it’s like reliving a love affair.” – The Greatest TV Drama of the Past 25 Years, Round One: The X-Files vs. The West Wing
“watching old shows is a complete and oddly destabilizing form of time travel. it’s like reliving a love affair.” – The Greatest TV Drama of the Past 25 Years, Round One: The X-Files vs. The West Wing
hier soir j’ai voulu commander des ravioles farcies à l’aubergine et des saint-jacques poêlées, mais évidemment, il n’y en avait plus. par contre il y avait du foie gras, du pinot noir et un garçon dont j’aimerais bien parler mais pas tout de suite, disons seulement qu’il embrasse très bien.
samedi je sais plus trop combien de vodka-tonic j’ai bu, mais je me souviens que le barman du quigley’s a chuchoté à l’oreille de son patron on met quoi dans une vodka-tonic ?. y avait des garçons, un qui voulait savoir combien de fois par jour je me masturbais, un qui m’a raconté qu’il allait quitter son patron et sa copine, peut-être le même jour, un qui a fait un discours parce qu’il fallait, un avec qui je suis rentrée et on a vu des canards dans la rue à quatre heures du matin. y avait plein de jolies filles et j’en ai embrassé une qui voulait du feu.
vendredi sharon van etten a donné une claque au point fmr et j’y étais, alors je le sais. j’ai échangé mon briquet bleu avec le briquet bleu d’un texan qui vit à san francisco. j’ai arrêté de fumer mais quand j’ai les mains dans les poches je pense à la californie. ça me plaît. je sais plus combien de bières j’ai bu mais on a toutes dansé quand le dj s’est cru chez lui au nouvel an. on a cherché un bar et on a pas trouvé, on a cherché des crêpes et ça on a trouvé. le texan m’a appris “pansy” et j’ai seulement compris la portée du concept quand une heure après m’avoir dit i would fuck you il est rentré à son hôtel à vélib en s’excusant.
(j’ai vingt-six ans dans huit jours)
avec un muffin pomme-framboise.
les demoiselles, 76 rue de charonne, du lundi au vendredi, de 9h30 à 15h30.
j’ai failli me faire dépuceler par un pompier. un pompier de 19 ans, quand j’en avais 13, au camping de valras-plage. il s’appelait julien, il avait les yeux bleu piscine et nageait avec un petit slip de bain noir. je portais un débardeur kaki, que je mets toujours, et un pantalon noir, dans lequel je rentre une cuisse. je ne sais plus ce que je portais le jour où j’ai fait l’amour avec alexandre. on voyait la tour eiffel. sûrement une jupe en jean. on s’était embrassés devant le gap rue de rivoli. c’était géant, dans mon souvenir, comme un times square. un jour, il m’a offert une bague, j’avais 15 ans. c’était l’époque où ma copine julie piratait canalsat. on découpait des pizzas aux ciseaux debout dans la cuisine et arnaud planquait toujours sa vodka au fond du freezer. on buvait des shots comme de la grenadine. tout le monde savait jouer le début de smell like teen spirit à la guitare. on fumait des joints dans le tunnel, sur le terrain de foot du lycée, dans la forêt. la dernière fois que j’ai tiré dessus, c’était à la saint valentin, 2003 je crois. j’ai toujours été nulle à la guitare.
“mourir, c’est laisser derrière soi une bombe de mousse à raser à moitié vide.” haruki murakami, la fin des temps
il aura fallu neuf mois et quelques drunk texts pour que je me décide enfin à effacer son numéro de mon téléphone.
j’aurais voulu faire l’été avec lui, faire l’amour l’été, faire les bières sur le canal, faire les terrasses la nuit, faire le dernier métro, le premier, faire la gueule les cheveux trempés de sueur, faire le chat la fenêtre ouverte, faire du vélo jusqu’aux buttes, faire des oeufs brouillés nue dans la cuisine, faire les cons dans l’herbe, dans l’eau, faire la sardaigne,
casser la lanière de ma sandale rue de clignancourt.
tout ce qu’elle a sorti, en boucle, depuis deux heures. en boucle. et tant pis si j’ai les yeux mouillés.
collecting names of the lovers that went wrong
via rod.
de la lecture
in praise of binge tv consumption (wired)
pop will meet itself (L.A. review of books)
michelle williams: some like her hot (GQ)
louis c.k.: the man who loves to hate himself (rolling stone)
L.A. woman was the doors’ bluesy masterpiece (L.A. weekly)
haterade (believer)
the pitfalls of indie fame (grantland)
the rise of the new groupthink (NY times)
amazon’s hit man (bloomberg businessweek)
sans surprise, j’ai pas aimé la série animée napoleon dynamite (le film m’a profondément agacée), alcatraz est assez mal jouée et super boring, j’ai pas accroché à unsupervised, j’arrive pas à choper touch, j’ai pas eu le temps de mater bomb girls et ne vous infligez pas the LA complex.