désormais, je regarderai chaque jour un épisode de breaking bad (ou deux de weeds) en faisant du vélo d’appartement. si avec ça je me fais pas des cuisses présentables au moment où il faudra ranger les shorts..
(pour optimiser le tout je devrais m’offrir un sport-elec et laisser feu mes muscles abdominaux travailler tout seul, histoire d’être belle en maillot en 2012)
PS : je cherche toujours d’autres jobs de trad (anglais->français), donc si vous entendez parler de quelque chose, vous avez mon mail.
en fait, je devrais faire mes trads en utilisant ce truc. et me filmer, puis faire payer le livestream. le business model de fou.
tous les soirs, vers 23h42, une voiture passe devant la fenêtre de ma chambre et ralentit au stop juste assez longtemps pour que je puisse identifier ce qui sort de ses enceintes. son propriétaire est apparemment resté bloqué entre 2000 et 2004 : mercredi kylie minogue faisait la limace en lamé or, hier TTC hurlait que toutes les chattes des putes sont moites et ce soir on a vu le poom poom short de daddy nuttea.
c’était chouette le weekend dernier, revoir les amis, et puis la soirée de poche, et les gossips, vin clope bonne bouffe et puis balcon, télé, buttes chaumont, et encore du champagne, des fous rires des photos des figues fraîches et du mcdo.
c’était chouette mais ça m’emmerde, paris. je suis fauchée, je peux pas faire autrement que rester ici quelques mois pour mettre des sous de côté et après on verra, sauf que là maintenant, ça m’emmerde paris. je regarde les annonces de coloc, j’y vais à reculons, c’est cher, les proprios sont des gros cons, c’est pas cher et le quartier est pas terrible, c’est moche, montréal m’a pourrie-gâtée avec ses jolies rues, ses escaliers, ses arbres partout, ses terrasses et ses parcs.
paris et moi on est au bord de la rupture, on s’emmerde, enfin moi, je marchais dans les rues du 3e du 11e du 19e du 20e et je me disais, qu’est-ce que t’es moche, paris, qu’est-ce que t’es morte, t’es grise et t’es morte, tout le monde se planque derrière ta laideur dans des cages à lapin, en s’enfermant à double-tour et en guettant l’autre, en guettant l’escroc parce qu’ici on se méfie, ici on rend pas service et on a peur, et on se plaint parce qu’on a de quoi mais c’est trop tard, et on s’emmerde, paris, on s’emmerde quand il fait beau, on s’emmerde quand il fait froid, et le métro ça pue mais c’est pratique, mais faut subir les autres, mais c’est pratique, et puis t’es sale paris, qu’est-ce que t’es sale, et t’es dense, c’est pour ça qu’on râle et qu’on est mauvais et qu’on est gris, c’est parce que la cage à lapin elle s’arrête pas au paillasson.
je reçois souvent des mails où on me demande “est-ce que tu baises ?” “t’as installé quels add-ons sur ton firefox ?”. alors voilà, dans l’ordre alphabétique :
j’ai oublié de vous dire que dans l’avion qui me ramenait en france, il y avait coeur de palmier. quel beau cadeau, j’étais émue, j’en ai presqu’oublié la radasse qui puait des pieds juste derrière moi et m’infligeait la vue de son gros orteil vernis et néanmoins mycosé. merci le québec, merci la france. (pour être honnête, j’ai pensé que dans l’éventualité d’un crash, ce serait au moins ça de gagné pour les prochaines victoires de la musique)
et quand l’avion s’est arrêté à orly, que coeur de loup s’est levée et qu’elle a immédiatement updaté son statut facebook, j’ai regardé ses maigres cuisses et je me suis demandé pourquoi diable avait-elle refusé son plateau-repas corsairfly (alors que j’ai redemandé du gouda et du pain à l’hôtesse ; d’ailleurs, il faut que je pose cette question, où sont passés les beaux stewarts ? j’ai pris des tas d’avions depuis un an et je n’ai eu envie de me faire de pécho dans les toilettes par aucun membre du personnel de bord croisé) — une compagnie qui, au passage, m’a laissée enregistrer une valise de 37 kilos et une de 17 sans me faire payer d’excédent, je dis merci, je dis bravo, je dis votez corsairfly, et même si passer un film avec patrick bruel en vol c’est -1,000 points de sky cred, ils ont su se rattraper avec quelques épisodes de kaamelot (malheureusement suivis de caméra café, mais personne n’est parfait, c’est comme air canada qui te laisse le choix entre parks and recreations, 30 rock, dexter, the big bang theory et j’en passe, mais qui fait péter la clim à tel point que tu peux sentir tes lentilles sécher et se rétracter sur tes globes oculaires).
dans le magazine “vues”, juste après les pages produits en duty free, la liste des artistes diffusés sur les canaux musicaux mérite qu’on s’y attarde quelques instants. notons par exemple la présence de bruce sprinsteen sur le canal rock et celle de bruce sprinsgteen (non, toujours pas) sur le canal folk & jazzy. ils ont pourtant bien orthographié martha wainwright, ça me laisse d’autant plus perplexe. dans la liste variétés françaises tout va bien, puisque christophe maé et olivia adriaco côtoient gossip. il y a aussi le canal sunny music, un euphémisme pour musique de noirs, où seul danny brillant est le seul digne représentant du quota blanc.
mais tout ça n’est rien quand je repense à cet article qui m’a fait rêver : “l’île maurice, destination cheveux”. je vous laisse découvrir ce nouveau tourisme, qui fort heureusement n’implique pas une énième fois la défloration d’enfants en bas âge.
mon laptop rend l’âme. il s’éteint toutes les 5 minutes, je soupçonne la carte mère, et je sais combien ça coûte de réparer ce genre de truc. ça coûte le prix d’un ordi neuf. je prends quoi pour le remplacer, sachant que je peux mettre 1000 euros max. (et vive les crédits) : sony, acer, asus, dell, toshiba ?
edit/ non, je ne veux pas d’un minuscule macbook.
edit/ merci pour vos conseils, je crois que je vais prendre un dell, donc.
1. dark time sunshine – run
2. gauntlet hair – i was thinking
3. lisa papineau – white leather pants
4. cee-lo – georgia
5. sage francis – the best of times
6. the joy formidable – whirring
j’ai passé 10 jours en californie priant pour mon premier tremblement de terre au pays des tremblements de terre, et non, il a fallu que ça arrive il y a une demi-heure, ici, à montréal. ça a duré 5-6 secondes je crois, et c’était TROP BIZARRE.
la semaine dernière, j’étais à toronto, pour filmer des take away shows au festival NXNE. quand tu vis à montréal, et que tu commandes une bière pour la première fois à toronto, ça fait un peu mal au cul. quand on te dit que le ticket de bus coûte $3, pareil. quand tu dépenses une fortune en taxis même si t’es fauchée parce que c’est ça ou arriver une demi-heure en retard sur un tournage, pareil. à toronto, les nanas sont gaulées de ouf. normal, c’est la théorie hotness/money. plus la vie quelque part est chère, plus les filles sont bonnes. le samedi soir dans l’entertainment district, on se croirait à londres. c’est la débauche de douchebags et de puputes, les robes bustier ras-la-moule, les talons de 15′, le smoky eye puissance dix, la triple couche de fond de teint. à 4h du matin, elles sont bourrées. complètement bourrées. elles hurlent pour rien, se pètent la gueule en talons, finissent parfois pieds nus, ou sur le dos d’une copine moins saoûle. les douchebags desespérés essaient de pécho ce qui croise leur route, de la nénette imbibée ou mineure, ou les deux, qui fume des clopes devant hooters. plus loin, c’est hipsterland, l’uniforme urban outfitters, microshorts en jean taille haute, option collants déchirés ou pas, rarement perchée sur des talons mais la frange impeccable à la sortie du concert de the soft pack dans un garrison à 50 degrés sans clim’. les trois-quarts des filles ont des jambes qui me donnent envie de me suicider aux chocapic, j’essaie de regarder ailleurs, et ailleurs y a un banc d’asiats, pas d’bol, machine à fantasme des nerds mais pas que. elles sont mêmes pas plates, elles ont même pas de gros mollets, allez, assure, tu bosses pour la blogothèque, you’re the coolest people in town, t’es française, ton accent est sexy et tous les mecs que tu croises essaient de parler français quand tu leur dis d’où tu viens. et puis à toronto, tu t’es fait draguer. l’hallu totale. t’y croyais plus, ça faisait 9 mois que tu désespérais à montréal, et en l’espace de quelques heures, à l’afterparty du film sur broken social scene, c’est arrivé deux fois. deux fois. ça booste l’égo pendant quinze minutes, jusqu’à ce qu’une frange montée sur des jambes d’un mètre vienne casser l’ambiance simplement en demandant du feu.
un weekend à la campagne, à bronzer sur le ponton, boire des bières dans une barque, ramer sur un lac immense et me faire des ampoules aux pouces, manger des pancakes arrosés de sirop d’érable sur la terrasse, des boulettes de viande et des madeleines maison, chanter des chansons à la con, fumer des clopes dans l’herbe, faire des barbecs’, pêcher des poissons à l’épuisette en les appâtant avec des restes de poulet, me faire bouffer par les mouches noires, ouvrir des bouteilles de vin, observer les lucioles, le ciel couvert d’étoiles.
(non mais c’est juste que j’ai plus internet à l’appart)
l’autre soir on est allés voir un match du montréal roller derby, ça m’a donné envie de tacler des nanas en mini-short. l’année prochaine, j’achète des patins.