les dialogues de “je t’aime je t’aime” sont d’une brillance jouissive.
les dialogues de “je t’aime je t’aime” sont d’une brillance jouissive.
voilà, je suis tombée dans le piège, j’ai regardé le pilote de “homeland” et je sais désormais que je vais me ronger les cuticules chaque semaine en attendant le prochain épisode.
+ si vous avez besoin d’un shot de sarah michelle gellar, revoyez un vieux buffy, ne vous infligez pas “ringer”.
+ malgré l’amour inconditionnel que je porte à will “gob bluth” arnett, je crois pas que j’aurais tenu dix minutes devant “up all night” si la géniale maya rudolph n’y avait pas un rôle. maya rudolph. love. forever.
bon, sinon hier soir je suis allée au silencio, le club privé designé par david lynch pas encore ouvert mais si en fait il est ouvert ahah y a déjà des concerts prout faut être sur la liste re-prout, et même si wouh putain que c’est beau (et la petite salle de projo, mandieu), la heineken à 10 euros et le verre de vin à 13, merci mais je vais aller acheter des bières à franprix, les boire sur un banc en face et revenir quand je saurai même plus remettre mon slip après avoir fait pipi dans les toilettes toutes noires avec des feuilles d’or incrustées dans le carrelage et du savon qui sent le euh.. qui sent cher.
comme j’aime pas trop payer pour lire des trucs sur internet parce que je suis déjà myope, que je passe douze heures par jour devant un écran et que tout ça ne remplacera jamais le papier, j’avais suivi “les autres gens” quand c’était encore gratuit, et je ne savais même pas qu’ils avaient sorti les bédés des planches publiées en ligne. bon, j’ai toujours rien payé parce qu’on m’a prêté les tomes 1 et 2 (mais je compte bien acheter les 3 et 4 avec ma prime de précarité) et comme c’est vraiment trop génial, voilà, c’est par-là ou bien chez le libraire.
bref.
TIGHT ARE NOT PANTS, FFS.
une seule fois j’ai cessé d’aimer. j’avais quinze ans. depuis je n’ai pas été amoureuse à chaque fois, mais je n’ai plus jamais quitté par désamour. j’ai quitté parce que je n’aimais pas, parce que j’aimais trop, parce que je n’aimerai jamais, mais pas parce que je n’aimais plus. je n’ai plus jamais dit je t’aime par réflexe, par lâcheté ; une fois, je l’ai dit et je l’ai repris, j’étais amoureuse de l’idée d’être amoureuse, pas de lui.
j’ai vingt-cinq ans. avec lui, j’ai eu des doutes, ça oui, qui n’en a pas. je l’ai regardé fumer en me demandant si je l’aimais vraiment, je me suis endormie contre lui, j’ai pris le métro, j’ai fait l’amour, en me demandant si je l’aimais vraiment. une fois, je lui ai dit qu’il m’avait manqué, je ne le pensais pas. et je n’y ai plus pensé, je n’ai plus eu autant de doutes, c’était devenu évident — le plus souvent. lui a cessé de m’aimer. il a eu des doutes, il a dit je t’aime par réflexe, puis il m’a quittée.
je ne sais plus ce que ça fait, désaimer quelqu’un. d’autant que j’associe le désamour à la lassitude, et la lassitude au temps, alors ça me semble impossible, il se trompe, c’est sûr. mais ça n’a sans doute rien à voir,
la preuve.
le saviez-vous ? travailler chaque jour avec celui qui vous a quittée il y a trois mois, c’est pas facile facile.