pray.
27.02.11 // 12:26


wazaari.
12.02.11 // 17:19

je crois que ça devrait aller là.

mercredi, dans la salle club henri ginet du grand action, une quinzaine de personnes à peine étaient venues voir le génial fargo. soit les petits cinés du quartier latin ne communiquent pas assez, soit les cinéphiles n’en ont rien à foutre et préfèrent aller voir yogi l’ours à l’UGC des halles. ceci dit, il y avait sans doute plus de monde pour the big lebowski le lendemain, mais je peux pas vous dire, j’étais au bureau en train de faire le verbatim du discours de moubarak –et quand on voit ce que ça a donné, je me dis qu’il aurait pu s’abstenir et me laisser aller tranquillement voir the dude.

j’écoute la BBC au travail, ça me détend, c’est pas comme les tremas d’ambiguë et aiguë, parce que merde, c’est pas logique, alors ça me crispe, réforme ou pas réforme mon bescherelle de 2006 me dit ë.

le nouveau single des strokes est lisse comme les fesses d’un nouveau-né, malgré tout les fanboys l’encensent et j’aimerais comprendre. sont-ce les mêmes qui ont aimé les deux derniers albums de cat power ? qui préfèrent leur jus d’orange sans pulpe et leurs yaourts sans morceaux ? qui restent plantés devant le tourniquet jusqu’à ce qu’ils trouvent leur pass navigo ? qui racontent leur vie au téléphone pendant douze stations pour terminer par on se voit ce soir de toute façon ? qui essuient leurs pieds sur le journal que tu viens de faire tomber par terre ? qui traitent de râleur toute personne qui ne partagent pas leur avis ? qui préfèrent les carambar fraise ou citron aux carambar caramel ?

le pilote de mr. sunshine est plutôt chouette, matthew perry m’avait manqué depuis studio 60 (dont on retrouve d’ailleurs quelques acteurs dans ce nouveau show).

à l’affiche d’un concert, dans quelques mois, un bout de ma vie. un gros bout. déjà le groupe principal, et puis j’ai appris qui ferait la première partie. how ironic.

le weekend dernier je suis allée à bercy avec mon père voir du judo, le tournoi paris île-de-france. c’était son cadeau de noël, lui qui a pratiqué ce sport pendant des années et qui m’a élevée aux films d’arts martiaux, du plus génial au plus pourri, de bruce lee à chuck norris. levée à 8h30 (le tournoi commençait à 10h) je pensais naïvement que tout ça allait durer quoi, trois heures ? ahahah. huit heures. et encore, on n’a pas vu les finales. huit heures le cul sur une chaise en plastique à bercy. heureusement que nos voisins de gradin étaient sympas, sauf ce type qui avait une photo de lui et sa meuf en fond d’écran sur son portable, mais que ça n’empêchait pas de s’adresser à elle comme à un chien. huit heures donc. en sortant j’avais le cul aussi plat que la hollande (et je sentais aussi le gouda à cause de mon panini 3 fromages) mais honnêtement j’ai passé une chouette journée. déjà, j’ai compris les règles, et croyez-moi, les règles du judo c’est pas de la tarte. (je suis pourtant pas une handicapée dans ce domaine, même si j’ai jamais rien pigé au rugby, et que j’ai toujours pas vraiment capté comment au basket les types peuvent encore jouer trois minutes alors qu’il reste quatre secondes au compteur). et si un jour ça vous tente, je vous conseille les poids légers. tout le monde parle de teddy riner, mais franchement les lourds n’ont aucune grâce alors que les légers sont nerveux donc bien plus intéressants. donc, c’était bien ce tournoi. quand un type a fait un étranglement à un autre qui s’est évanoui pendant bien dix secondes, quand on a vu que le judoka hongrois s’appelait attila (qui appelle son fils attila ? est-ce qu’il se taille les dents en pointe ?), quand quelqu’un se faisait sortir par ippon en cinq secondes (les combats durent cinq minutes). et évidemment chaque fois qu’un français jouait c’était l’hystérie, c’était bien, j’ai eu envie de pleurer vingt fois, l’émotion, bercy qui communie, qui hurle, qui hue, qui crie, le suspense insoutenable, il reste trente secondes de combat, est-ce qu’elle va gagner, on a les mains sur la bouche, on est debout, on n’en peut plus.

on a fait un pot au travail (enfin, un autre, je veux dire), et la femme de mon chef, qui est sénégalaise, avait fait de la bouye, du jus de gingembre et du bissap. j’ai eu une révélation. si le bissap était une religion, je me convertirais (ce serait une religion aux vertus laxatives si on en abuse, mais moi je dis que ça ferait pas de mal à certains si la leur était comme ça aussi). alors si quelqu’un a des plans pour acheter du bon bissap à paris, mon mail est tout en haut.