bleh.
29.12.10 // 17:54


coughcoughsneezesneeze.
29.12.10 // 10:29

// “The problem with the Internet, however, is that it lets anyone become otaku about anything instantly. In the ’80s, you couldn’t get up to speed on an entire genre in a weekend. You had to wait, month to month, for the issues of Watchmen to come out. We couldn’t BitTorrent the latest John Woo film or digitally download an entire decade’s worth of grunge or hip hop. Hell, there were a few weeks during the spring of 1991 when we couldn’t tell whether Nirvana or Tad would be the next band to break big. Imagine the terror!

But then reflect on the advantages. Waiting for the next issue, movie, or album gave you time to reread, rewatch, reabsorb whatever you loved, so you brought your own idiosyncratic love of that thing to your thought-palace. People who were obsessed with Star Trek or the Ender’s Game books were all obsessed with the same object, but its light shone differently on each person. Everyone had to create in their mind unanswered questions or what-ifs. What if Leia, not Luke, had become a Jedi? What happens after Rorschach’s journal is found at the end of Watchmen? What the hell was The Prisoner about?

None of that’s necessary anymore. When everyone has easy access to their favorite diversions and every diversion comes with a rabbit hole’s worth of extra features and deleted scenes and hidden hacks to tumble down and never emerge from, then we’re all just adding to an ever-swelling, soon-to-erupt volcano of trivia, re-contextualized and forever rebooted. We’re on the brink of Etewaf: Everything That Ever Was—Available Forever.” —Patton Oswalt, “Wake up, geek culture. Time to die.”

// “It is impossible to describe insomnia to people who are sound sleepers. These are the people who trust that getting in bed will be followed by falling asleep, as surely as night follows day; these are the fearless people. Sleepless people are a very different breed. They know what insomnia really is: not just the failure to fall asleep, but the fear of that failure. For an insomniac, there is no such thing as a good night. Every evening – even if it eventually, mercifully comes to an end – is shredded by anxiety. To reach sleep the insomniac must first pass through terror.”
—Elizabeth Gumport,

// “On est en 1997, et on est maladroit, parce qu’on est déjà un garçon. On prononce des phrases niaises avec une voix fausse comme celle de Lou Barlow. On a des gestes aussi gauches et lourds qu’une ligne de basse de Pixies. On en fait trop comme une guitare de J. Mascis. On fait trop long et pas précis comme une chanson de Pavement.”
—Noisenews, “Let’s Wrestle: music is my girlfriend”

// big boi vs the black keys (DJ wick-it)
// ABX – just wanna dance yrself clean (jay-z vs LCD soundsystem)
// le DVD “cheap magic inside” de beirut, gratos
// 20 minutes de sommeil en plus


start.
23.12.10 // 19:14

j’ai un nouveau travail et beaucoup, beaucoup moins de cheveux, il m’a offert johnny 23 et j’ai encore un énorme bleu sur le bras vestige du concert de DJ premier il y a 15 jours, j’ai du mal à me lever tous les matins à 7h30 et à me coucher après 23h, et bientôt il y aura des liens sur les mots “travail” et “cheveux” mais là je peux pas ou j’ai la flemme, et même un post plus long c’est impossible parce qu’il est 19h11 et que je rentre chez moi et que je n’allumerai surtout pas mon ordi.


whereswill.
17.12.10 // 06:06

cet été j’avais regardé le pilote de rubicon, nouvelle série AMC (mad men, breaking bad, the walking dead) et je m’étais ennuyée. surtout, le personnage principal me sortait par les yeux, et j’avais envie de gifler son assistante. et puis j’avais autre chose à faire, vu que je venais tout juste de rentrer de montréal.

à présent, en cette période d’extrême disette sérielle j’aurais pu terminer la saison 2 de breaking bad et commencer la 3, ou encore finir carnivale, dont je n’ai vu que la première saison. au lieu de ça, parce que j’ai parfois envie de croire qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis et parce que l’annulation de la série a fait grand bruit, j’ai redonné une chance à rubicon. et j’ai fini par me farcir les treize épisodes une semaine, malgré la tête à claques médiocre qui sert de héros. je recommande donc, même si le finale, sachant qu’il n’y aura jamais de suite, fait mal.

(maintenant j’espère que quelqu’un va compiler sur youtube tous les “where’s will” de la saison, qu’on rigole un peu)


wordup.
9.12.10 // 17:56

dignes du baleinier, sauf que ces mots-là existent vraiment :

2. Mamihlapinatapei - Yagan (indigenous language of Tierra del Fuego) – “the wordless, yet meaningful look shared by two people who both desire to initiate something but are both reluctant to start”

3. Jayus - Indonesian – “A joke so poorly told and so unfunny that one cannot help but laugh”

7. Tartle - Scottish – The act of hestitating while introducing someone because you’ve forgotten their name.

10. Cafuné - Brazilian Portuguese – “The act of tenderly running one’s fingers through someone’s hair.”

et les japonais se la racontent, comme d’hab :

13. Wabi-Sabi – Japanese – Much has been written on this Japanese concept, but in a sentence, one might be able to understand it as “a way of living that focuses on finding beauty within the imperfections of life and accepting peacefully the natural cycle of growth and decay.”


underthetable.
5.12.10 // 15:33

ma coloc fait des crêpes depuis deux jours (et si tu pensais être un pro des crêpes, retourne réviser) et même si je viens de réaliser que je n’ai jamais eu de sapin de noël dans aucune de mes colocations, ça me rappelle un peu la maison, alors ça compense. je suis pas une dingue de noël, simplement je trouve ça chouette les décorations dans les rues et les vitrines des grands magasins. mes cadeaux sont bouclés depuis quinze jours donc c’est pas ici que vous lirez à quel point la race humaine est détestable à italie 2 samedi 18 ou jeudi 23, sauf si je décide de m’acheter un peignoir avant d’aller passer les fêtes chez mes parents, parce qu’un peignoir vous manque et tout est dépeuplé, surtout un dimanche soir alors qu’on a fait la fête jusqu’à 5h du matin, puis l’amour, puis une grasse mat’ jusqu’à ce qu’il fasse sombre dehors, et qu’on prend sa douche et qu’on a envie de regarder misfits sous la couette en mangeant une soupe petit pois ricotta basilic mais pas n’importe comment, en peignoir. j’ai aussi repensé à ce que me disait ce type hier soir, qui voulait coucher avec une cougar, mais pas une cougar célibataire, une meuf maquée, avec des gamins et tout. il disait, et j’ai fait une thérapie psychanalytique, ensuite on m’a conseillé de faire une psychanalyse alors me sors pas que ça doit avoir un rapport avec ma mère. c’est pas du tout ce que j’allais lui dire, en fait j’allais rien dire, je voulais juste l’écouter et visiblement il avait l’habitude de parler sans être interrompu, merci le psy. bref, il me dit ça et juste après il me sort, non mais je sais c’est malsain comme truc. il trouvait ça malsain sauf qu’il ne savait pas pourquoi. heureusement que le mec complètement torché en combinaison blanche qui était venu me demander en essayant d’avoir l’air sobre et sérieux une question comme un examen de philo et toi comment tu fais pour subir ? alors que je faisais dj spotify puis un quart d’heure après mais tu temporises ? pendant last nite nous a interrompus, parce que ça partait en débat sur l’adultère et il était mignon avec ses principes et sa gueule d’ange mais il commençait à me fatiguer. dans d’autres circonstances je l’aurais sûrement galoché pour le faire taire et on aurait fini chez lui, ou alors il aurait reçu un bootytext et il se serait cassé avec une bouteille de vodka, mais c’est terminé ça, hier soir j’étais avec marcel sembat. ensuite un type est passé dans le couloir et m’a dit han, tu sais à qui tu ressembles ? emma de caunes, j’ai répondu. il a semblé super déçu et il a  dit, ah merde tu sais. (oui, ça fait trois ans). passé power de kanye west sans me faire couper par un beyonce jay-z, et plus tard un mec bourré au torse glabre et t-shirt déboutonné se matait dans la glace en train de danser sur i’m a slave 4 u avec un serpent articulé en plastique doré autour du cou. ça sentait la pécho et la vodka pure, j’ai perdu l’habitude des soirées moins de 30 ans. j’ai repensé à la fille du café bonnie qui malgré ses trois grammes nous parlait du port de l’angoisse, de lauren bacall et humphrey bogart en cassant un borsalino les pupilles dilatées et j’essayais de finir vite ma troisième caïpirinha pour aller à cette crémaillère où le type en combi a fini par mordre une fille avec des ailes d’ange dans le dos sur la banquette où une autre fille me parlait de québec alors que je gardais le chapeau et les clopes du mec qui devait finir la nuit avec elle.