prioritypass.
22.06.10 // 15:25

la semaine dernière, j’étais à toronto, pour filmer des take away shows au festival NXNE. quand tu vis à montréal, et que tu commandes une bière pour la première fois à toronto, ça fait un peu mal au cul. quand on te dit que le ticket de bus coûte $3, pareil. quand tu dépenses une fortune en taxis même si t’es fauchée parce que c’est ça ou arriver une demi-heure en retard sur un tournage, pareil. à toronto, les nanas sont gaulées de ouf. normal, c’est la théorie hotness/money. plus la vie quelque part est chère, plus les filles sont bonnes. le samedi soir dans l’entertainment district, on se croirait à londres. c’est la débauche de douchebags et de puputes, les robes bustier ras-la-moule, les talons de 15′, le smoky eye puissance dix, la triple couche de fond de teint. à 4h du matin, elles sont bourrées. complètement bourrées. elles hurlent pour rien, se pètent la gueule en talons, finissent parfois pieds nus, ou sur le dos d’une copine moins saoûle. les douchebags desespérés essaient de pécho ce qui croise leur route, de la nénette imbibée ou mineure, ou les deux, qui fume des clopes devant hooters. plus loin, c’est hipsterland, l’uniforme urban outfitters, microshorts en jean taille haute, option collants déchirés ou pas, rarement perchée sur des talons mais la frange impeccable à la sortie du concert de the soft pack dans un garrison à 50 degrés sans clim’. les trois-quarts des filles ont des jambes qui me donnent envie de me suicider aux chocapic, j’essaie de regarder ailleurs, et ailleurs y a un banc d’asiats, pas d’bol, machine à fantasme des nerds mais pas que. elles sont mêmes pas plates, elles ont même pas de gros mollets, allez, assure, tu bosses pour la blogothèque, you’re the coolest people in town, t’es française, ton accent est sexy et tous les mecs que tu croises essaient de parler français quand tu leur dis d’où tu viens. et puis à toronto, tu t’es fait draguer. l’hallu totale. t’y croyais plus, ça faisait 9 mois que tu désespérais à montréal, et en l’espace de quelques heures, à l’afterparty du film sur broken social scene, c’est arrivé deux fois. deux fois. ça booste l’égo pendant quinze minutes, jusqu’à ce qu’une frange montée sur des jambes d’un mètre vienne casser l’ambiance simplement en demandant du feu.

ouais, ouais, ouais.

mais toi, tous les soirs

you’re with the band