je suis prête pour les 23°C de ce weekend ; j’ai fait 90 minutes de bus aller-retour pour aller chercher une chaise longue d’occase à $6 chez une hippie de 50 ans avec les yeux injectés de sang, un appart tout en longueur et deux gros chats.
jeudi soir on sort le rétroproj et les enceintes, on tend un drap sur le toit en face et on mate un film en buvant des bières. bon dieu que j’aime cette ville.
j’aimerais que celui qui a eu l’idée d’embaucher elle degeneres dans american idol se dénonce. sans déc’, c’est comme si valérie damidot faisait juré à la nouvelle star.
je suis pas peu fière de l’avoir organisé toute seule celui-là. même qu’on pourrait dire que je me la pète un peu. (et allez voir les autres vidéos de mon pote derrick, il est doué le bougre)
le grand écart musical au green room le samedi — le bar où même moi je me sens vieille : live pop rock ou folk, puis soirée the family jewels, entre tubes 90s, hits 00s et there’s a party in the usa.
les soirées qui commencent à 3h du mat’ dans un appart-squat où showgirls passe sur un écran plasma. les robes à fleurs, les méchus en cuir. on a ressorti les manteaux d’hiver et les moufles. la musique qu’on n’écoute pas, parler d’auteurs français en anglais. répondre, saoûle, à une fille qui demande pourquoi elle devrait me laisser pisser avant elle, mmm.. do you know the take away shows?
le weekend prochain il fera 24°C. mardi, je vais chercher ma chaise longue à $8. vendredi, je fais 12 litres de citronnade et je vais voir torngat jouer au musée. samedi, on va essayer de faire chanter the xx, et dimanche, c’est megafaun et sharon van etten.
je n’ai entendu personne traiter une nana de salope, lui demander si elle suce, ou se permettre de lui dire qu’elle est bonne. je n’ai jamais eu peur en rentrant chez moi tard le soir, alors que les rues sont désertes. je n’ai jamais choisi une tenue en fonction de l’heure à laquelle j’allais rentrer. personne ne m’a touchée sans mon consentement (sauf un connard de parisien fils-à-papa il y a quelques semaines). quand on me drague et que je ne suis pas intéressée, on n’insiste pas, on me laisse tranquille (et souvent on me souhaite une bonne soirée).
si vous n’êtes pas une femme, vous ne pouvez pas comprendre à quel point c’est reposant — c’est même plus que ça.
bien sûr qu’il y a des agressions sexuelles à montréal, mais je ne me suis jamais sentie autant en sécurité dans une grande ville.
1. south china – painting
2. laura gibson & ethan rose – knife
3. califone – funeral singers
4. brazos – day glo
5. beat radio – tree tops
6. holly miranda – waves
7. broadcast 2000 – i hold my breath
8. annuals – brother
9. team me – weathervanes and chemicals
10. florence and the machine – dog days are over
les deux premiers épisodes des saisons 2 de nurse jackie et united states of tara ont leaké en preair. US of tara commence super bien, nurse jackie m’ennuie déjà.
ugly americans on dirait du charles burns animé, et c’est malheureusement la seule qualité de cette série.
j’ai seulement regardé les dix premières minutes de the pacific, c’est beau mais les séries sur la guerre, ça m’emmerde.
j’ai arrêté how to make it in america après l’épisode 2. une série sans scénar ça s’appelle un court arty sur vimeo.
community est toujours la série la plus drôle toutes chaînes confondues, 19 épisodes, pas un seul à jeter.
gossip girl est chiant à mourir, et ressemble de plus en plus à une version des ” feux de l’amour” pour les 15-35.
les scénaristes de lost n’ont visiblement toujours pas compris qu’il n’y aura pas de saison 7.
the office a été renouvelé, prouvant une fois de plus qu’à hollywood personne n’est assez intelligent pour arrêter une série avant qu’elle se how i met your mother-ise.
on devrait tous fêter son anniversaire 3 fois — samedi nuit – dimanche – dimanche nuit.
on est passés à l’heure d’été, le soleile se couche dorénavant à 19h, il faut que j’achète une chaise pour profiter de mon balcon (pendant ce temps, à paris) parce qu’il fait beau, et chaud, les garçons font du skateboard dans ma rue en sirotant des smoothies et ça me donne envie de mettre mes sandales et de brûler mes collants. cette aprèm j’ai enfilé mon nouveau t-shirt (qui fait partie du pack “awesomeness” envoyé par ma soeur), je suis restée trois heures à boire des corona en terrasse et j’ai chopé un coup de soleil sur le bras gauche. mes taches de rousseur ne sont pas encore de sortie, mais on va quand même pas se plaindre, sauf des filles qui portent des lunettes sans verres.
et pour un peu de douceur dans un monde de brutes, la vidéo de la semaine.
le problème avec l’alcool, c’est que ça n’agit pas instantanément. là par exemple, je suis sortie à 1h du mat’ boire des cocktails au lab, j’ai pris un balsamic berry (purée de fraises, smirnoff, liqueur de chambord, jus de lime, vinaigre balsamique 10 ans d’âge, poivre) et un cherry kiss me (purée de cerises, liqueur de cacao, cherry marnier, rhum spiced, crème) — c’est beau comme un poème, c’est pour ça que je vous mets la composition — tous les deux bus en quoi, une heure et demi, et entre temps, la serveuse nous a offert des shots à tous pour mon anniversaire. là je suis rentrée (la faute à cette putain d’heure d’été, il était 2h et on est passés à 3h, et comme ici les bars ferment à 3h et que les flics faisaient la ronde..), je commence à peine à en ressentir les effets.
sauf que je compte aller me coucher. quel échec.
mais quelle victoire néanmoins, puisque pour mes 24 ans j’ai enfin réussi à nouer une queue de cerise avec ma langue, comme dans twin peaks. je suis super fière. je voudrais remercier mes parents, et puis JB, sans qui rien de tout cela ne serait arrivé, puisque c’est lui qui m’a fait sortir de chez moi à 1h et m’a offert ce cherry kiss me.
je n’ai pas vraiment envie de retourner m’y installer.
je vais revenir en france cet été, voir ma famille, mes amis, mais je crois que j’aurai très vite envie de repartir. à montréal ou ailleurs, peut-être en australie, pourquoi pas, rejoindre les amis qui se sont eux aussi exilés pour un an ou plus.
la température oscille entre 5 et 10 degrés, le ciel est bleu, les gens commencent à faire des barbecues dans les parcs, il n’y a plus de fausse fourrure autour des capuches, on a ressorti les vélos, les garçons tombent le bonnet et les filles mettent des talons. la dernière fois que j’ai vu un nuage, c’était il y a quinze jours.
il fait magnifiquement beau depuis des jours, mais le thermomètre affiche 5°C. c’est frustrant un soleil pareil mais une température qui ne permet pas encore de ranger les collants et les manteaux. j’ai presque envie de ressortir mon vélo pour aller chez l’imprimeur, mais j’ai un rendez-vous après, et je voudrais pas être complètement hirsute.
samedi j’organise la première soirée de poche à montréal, la pocket party #1. j’ai hâte, mais j’angoisse. j’y vais mais j’ai peur.
le dernier chef-d’oeuvre de l’homme le plus drôle du monde, sous vos applaudissements :