n’ayant pas bu une goutte d’alcool depuis à peu près un mois, j’appréhendais un peu vendredi soir, me disant que j’allais forcément être torchée après deux verres. mais tenir l’alcool c’est comme savoir dire bière en espagnol, ça ne s’oublie pas. j’avais apporté une bouteille de rouge, et voyant que pour une fois, tout le monde carburait à la bière, je me suis descendu ma propre bouteille pendant la soirée. la fille qui se baladait de pièce en pièce avec son verre et son rouge, c’était moi.
pendant que certains regardaient total recall dans le salon et que d’autres jouaient à mario kart gamecube sur une minuscule télévision, j’expliquais pedobear et 4chan à un américain, toujours accrochée à ma bouteille. (et c’est dans des moments comme ceux-là qu’on se rend compte que la culture internet, à l’échelle de la population mondiale, c’est vraiment un truc d’initiés, et que c’est normal que ça fasse flipper ta mère)
après les tartes myrtille et fraise-rhubarbe et la glace à la vanille on a mis kindergarten cop (un flic à la maternelle).
et là, le choc.
les films de schwarzie (et c’est pareil pour stallone) je les ai tous vus en VF, avec mon père, sur TF1 ou france 3. predator, conan, true lies.. tous vus et revus, mais jamais en VO. jamais. et les rares fois où j’ai entendu la voix de schwarzenegger, lors d’interviews télé par exemple, le traducteur parlait par-dessus. alors hier soir, quand j’ai entendu cet incroyable accent autrichien, ce sont tous mes souvenirs d’enfance qui ont volé en éclats. trahison, stupeur et WTF. pendant 23 ans j’avais ignoré la dimension comique de l’effaceur, de terminator. doug quaid et john kimble parlent comme les méchants de piège de cristal.
(ça méritait bien que je finisse la bouteille)
[nb : merci beaucoup beaucoup f. !]
