ilovetheinternet#1.
31.01.10 // 2:09 am

sur chatroulette j’ai discuté avec des étudiants du kentucky, et l’un d’entre eux m’a dit vouloir être comédien. je lui ai demandé de me réciter un monologue qu’il connaissait par coeur. il était gêné, mais je dois avoir une bonne tête, alors il s’est lancé.

je ne sais pas ce que c’était, mais c’était vraiment chouette.


invisiblechildren.
28.01.10 // 4:43 pm

à la blogothèque, on s’est associés à invisible children, une ONG qui s’occupe des enfants réfugiés en ouganda (en guerre depuis 23 ans). l’idée c’est de partir là-bas au mois de mars avec le groupe the polyphonic spree, et documenter la situation de ce pays, faire un film pour aider ces réfugiés, et faire de la musique aussi, des concerts à emporter.

tout ça coûte des sous, alors on a monté un projet sur kickstarter. 41 jours pour récolter $20,000. si on n’atteint pas ce montant, le documentaire tombe à l’eau.

merci pour eux.


bemoreconstructivewithyourfeedbackplease.
28.01.10 // 4:23 am

samedi j’ai reçu un sms qui disait “hey! yr cool”. je souris encore quand j’y pense.

je traduis, je traduis, je traduis ; c’est de l’argent qui rentrera le mois prochain. (et je joue aussi à ça mais ça me déprime de pas réussir à battre mon propre score.)

je regarde les pilotes de séries que je ne suivrai pas, comme spartacus, blood and sand, qui abuse de l’esthétique 300, des ralentis et des fonds verts au point que ça en devient super cheap. de toute façon pour arriver à la cheville de rome il va falloir se lever tôt. je regarde aussi les pilotes de séries que je suivrai peut-être, comme la la land. je suis un peu déçue par la suite d’archer. j’ai revu le season finale de lost hier soir, ABC le diffusait avec des espèces de sous-titres explicatifs hyper biens, genre “telle phrase est aussi prononcée par le père de machin dans l’épisode bla bla de la saison 4″ ou “les inscriptions en grec dans le temple signifient bla bla”, mais j’ai peur d’avoir oublié trop de trucs pour piger la saison 6  fingers in the nose ; je me jetterai donc sur les recaps de perdusa, comme à la fin de la saison 5. (sérieusement, j’ai complètement zappé ce qui arrive à desmond et penny)

mon homme idéal doit avoir un congélateur rempli de pizzas au fromage. mon homme idéal ne doit pas se couper les ongles de pieds quand je suis là (le bruit me file la nausée). il doit supporter que j’écoute ce genre de trucs en boucle (ce machin rend encore plus accro que la meth).

je sais enfin pourquoi je peux pas encadrer bradley cooper : il a une tête de salaud. le genre à te larguer par post-it. le genre à raconter à ses potes que t’as des bourrelets, ou que quand tu suces tu mets les dents. le genre à jamais rappeler après une soirée parfaite, après t’avoir dit t’es belle,  après t’avoir dit la prochaine fois je t’amène le petit-déj au lit.

why can’t you just be happy for me?


set.
23.01.10 // 2:13 pm


builttospill.
23.01.10 // 1:14 am


iloveyoudad.
22.01.10 // 10:06 pm

“i don’t know if it’s better to be close with your daughter or make sure that she has a better life than you do.” — stephen chbosky, the perks of being a wallflower


didyoupeeinmycider.
22.01.10 // 1:31 am

les américains sont des gens généreux qui te proposent de les épouser au bout de trente minutes de conversation, juste pour que tu puisses obtenir une greencard.

hier soir je suis rentrée torchée et ne pouvant pas me coucher dans cet état sous peine de vomir sur mon oreiller, j’ai allumé la télé pour dessaoûler. et puis j’ai eu faim (je suis rentrée torchée parce que je n’avais pas dîné, très malin) et là j’ai fait l’erreur de manger un bol de céréales avec du lait. du LAIT. ça m’a évidemment rendue malade, et donc j’ai rendu pour la première fois sur le territoire canadien. uniquement les cheerios. les six pintes de bière sont sagement restées à l’intérieur, et je les en remercie.

hier soir le kid est moi on était dans le même bar, le groupe sur scène jouait vraiment fort donc on se parlait à cinq centimètres l’un de l’autre, je vous raconte pas le sang-froid pour ne pas lui attraper la bouche. il est vraiment joli à regarder, ça me fait mal de savoir que je ne pourrai jamais toucher.

je serai seulement la fille grâce à qui il a regardé son premier hitchcock.

symboliquement ça claque. (mais je préfèrerais quand même qu’on couche ensemble)


thinkaboutlife.
19.01.10 // 8:06 pm

boire plein (trop) de bières à une chouette soirée caritative (et c’est là qu’on est content de vivre à montréal ; l’équivalent parisien aurait vu saez, christophe maé et amel bent investir l’élysée montmartre) – mention spéciale à tony ezzy qui a fait groover le club lambi old-school style et plants and animals qui rocked da place -, s’arrêter faire un billard à 2h (1h30 ? 1h ? je ne sais plus) sur le chemin du retour (et se rendre compte qu’on est pas meilleure quand on est bourrée), et finir à la banquise à manger une poutine, dessaoûler et parler jusqu’à 6h30 du mat’.

sauf que moi j’avais pas cours à 8h. hin hin.

(mais j’avais rendez-vous à 14h pour filmer tegan & sara, qui, soit dit en passant, en plus d’avoir de vraies belles voix sont très jolies et très sympas. ou comment tomber amoureuse en trois minutes)


badbutstill.
17.01.10 // 12:28 am


(near dark / aux frontières de l’aube, 1987)


hesagynecologist.
16.01.10 // 7:23 pm

n’ayant pas bu une goutte d’alcool depuis à peu près un mois, j’appréhendais un peu vendredi soir, me disant que j’allais forcément être torchée après deux verres. mais tenir l’alcool c’est comme savoir dire bière en espagnol, ça ne s’oublie pas. j’avais apporté une bouteille de rouge, et voyant que pour une fois, tout le monde carburait à la bière, je me suis descendu ma propre bouteille pendant la soirée. la fille qui se baladait de pièce en pièce avec son verre et son rouge, c’était moi.

pendant que certains regardaient total recall dans le salon et que d’autres jouaient à mario kart gamecube sur une minuscule télévision, j’expliquais pedobear et 4chan à un américain, toujours accrochée à ma bouteille. (et c’est dans des moments comme ceux-là qu’on se rend compte que la culture internet, à l’échelle de la population mondiale, c’est vraiment un truc d’initiés, et que c’est normal que ça fasse flipper ta mère)

après les tartes myrtille et fraise-rhubarbe et la glace à la vanille on a mis kindergarten cop (un flic à la maternelle).

et là, le choc.

les films de schwarzie (et c’est pareil pour stallone) je les ai tous vus en VF, avec mon père, sur TF1 ou france 3. predator, conan, true lies.. tous vus et revus, mais jamais en VO. jamais. et les rares fois où j’ai entendu la voix de schwarzenegger, lors d’interviews télé par exemple, le traducteur parlait par-dessus. alors hier soir, quand j’ai entendu cet incroyable accent autrichien, ce sont tous mes souvenirs d’enfance qui ont volé en éclats. trahison, stupeur et WTF. pendant 23 ans j’avais ignoré la dimension comique de l’effaceur, de terminator. doug quaid et john kimble parlent comme les méchants de piège de cristal.

(ça méritait bien que je finisse la bouteille)

[nb : merci beaucoup beaucoup f. !]


fascistvaginas.
10.01.10 // 6:31 pm

j’ai vu “two days in paris” hier. moi non plus j’aime pas l’épilation en ticket de métro (ni l’intégrale, d’ailleurs). je trouve ça super strict, pas du tout naturel, et puis ça fait vraiment trop film porno. parfois je préfère que la réalité ne dépasse pas la fiction.

bref. attention, je passe du coq à l’âne.

je lisais un article sarcastique au sujet des hipsters, quand j’ai réalisé la chose suivante : les seules personnes que je connais qui portent des chaussures trouées pendant plus de trois mois sont des musiciens indie – qui pourtant vendent assez de disques pour se racheter une pauvre paire de baskets. parfois le t-shirt lui aussi présente des trous, mais c’est différent, un t-shirt à message acheté en vacances à valras en 2001 c’est pas comme une paire de bateau bleu marine. pareil pour le jean, je comprends, valeur sentimentale, il nous fait un beau cul, tout ça.

et puis j’ai pensé à cette ville dans laquelle je vis depuis bientôt quatre mois.

ici les musiciens habitent tous le même quartier, et autant vous dire que ça pique un peu les yeux. parce qu’à en juger par leur façon de s’habiller, 80% des musiciens indie, s’ils ont un meilleur sens du rythme que vous et moi, ont pour cela dû renoncer à celui du goût. les dos and don’ts ils pensent que c’est un nouveau groupe californien. en même temps on peut pas trop leur en vouloir ; puisqu’ils ne sortent pas de leur quartier, ils ne voient pas comment s’habille 99% de la population, alors ils trouvent ça normal de mettre un slim gris, un t-shirt orange, une chemise à carreaux vert/violet et un manteau bleu marine. et des baskets trouées, donc. le tout est vintage, parce que de toute façon c’est pas comme s’ils avaient le choix, dans leur quartier il n’y a que des boutiques vintage. et chacun sait qu’il ne faut sous aucun prétexte dépasser la frontière invisible qui les sépare du reste de la ville (sauf pour aller à la fac dans un bus rempli de musiciens indie). pourquoi ? ah, ça personne ne le sait. de toute façon rien de bon ne peut arriver en dehors de leur quartier, puisque tous ceux qui n’y vivent pas mangent de la viande. non mais de la viande, quoi, et du lait de vache, du fromage, des oeufs, du miel. hal-lu-ci-nant. pourquoi pas des bébés tant qu’on y est. pourquoi les musiciens indie de cette ville sont-ils tous vegan ? pour plein de raisons complètement valables : parce que leurs parents sont vegan. parce que leur mec/meuf est vegan. parce que leurs amis sont vegan. en fait ils sont vegan un peu pour les mêmes raisons qu’ils s’habillent comme krusty. de toute façon si t’es pas vegan dans ce quartier, bon courage pour trouver un appart. ils vivent tous en coloc, (logique, musiciens = fauchés) et dans les annonces craigslist, on te prévient tout de suite que si t’es pas vegan, c’est même pas la peine de poser ta candidature. hors-de-question de cuisiner quoi que ce soit de non-vegan dans la cuisine. ça pourrait empêcher leurs amis musiciens de venir fumer des gros joints, cette insupportable odeur de lait de vache.


celebritylookalike.
9.01.10 // 7:45 pm

je lisais le dernier post de matthias quand soudain, en voyant la photo de sam raimi,
j’ai eu une épiphanie.


afternoonwalk.
9.01.10 // 6:26 pm


burningdownthehouse.
8.01.10 // 6:54 pm

j’avais oublié plein de trucs de la dernière saison de dawson (tout comme je ne me souvenais plus que fez ressemblait à un culturiste gay à la fin de that 70s show):

- sarah shahi était déjà carrément super baisable
- joey a d’immondes cheveux bicolores
- dans l’épisode 20, pacey répond “that’s just what she said, ah ah!”
(SUCK IT MICHAEL SCOTT!)

j’aimerais bien que bradley cooper arrête de faire l’acteur, ce type me sort par les trous de nez. j’aimerais bien aussi arrêter de faire des intoxs alimentaires alors que je ne mange pas dans des bouis-bouis infestés de cafards. trois en trois mois ça commence à bien faire.

je ne sais pas s’ils livrent en dehors du canada, mais les thés menthe africaine et lisez sur mes lèvres sont merveilleux.

selon à un sondage effectué par moi-même, 73% des gens ne coupent pas le son lorsqu’ils regardent un porno (je fais partie des 27% qui appuyent sur mute).

sinon, the sartorialist pue un peu la prétention et je l’imaginais carrément plus distingué.

et parce que l’internet c’est pas seulement des chats qui jouent du synthé ou des filles qui jouent avec du caca, “what if william shakespeare wrote the big lebowski?”.


picasso.
6.01.10 // 11:53 pm


youregonnawantme.
6.01.10 // 2:50 pm

il semblerait donc que les montréalais anglophones célibataires ont un fonctionnement incompréhensible.

j’ai rendez-vous avec un musicien du genre très cute pour causer concert à emporter. on s’est parlé à peu près deux minutes trente y a un mois, donc on ne se connaît pas. très vite, on part sur autre chose, j’ai l’impression qu’on se connaît depuis longtemps, on reste trois heures dans ce café à discuter et rire, j’ai l’impression qu’il se passe un truc. on sort acheter quelque chose à grignoter, je lui demande où il veut manger son sandwich vu qu’il fait super froid là, il me répond qu’on a qu’à aller chez lui, il habite à cinq minutes.

[pause] alors ici je sais pas, mais à paris tu ramènes pas une inconnue chez toi si t’as pas une idée derrière la tête [pause]

on parle encore pendant trois heures, on a plein de points communs, on se raconte plein de choses, il me dit il faut absolument que tu viennes à la release party, on a déjà des privates jokes, j’ai un peu l’impression que c’est une caméra cachée tellement c’est chouette. on finit par regarder arrested development affalés sur le canapé. y a quelque chose d’électrique. je me demande toutes les quatre secondes s’il compte m’embrasser à un moment donné. et puis il doit aller dîner avec son père, il reste avec moi jusqu’à ce qu’un taxi libre arrive, et puis le moment de flottement, quand tu sais pas trop comment dire au revoir, surtout qu’ici tu fais pas la bise, tu hug. on finit par un hug donc. j’ai quatorze ans à nouveau, ce mec est vraiment wouah.

je n’ai pas son numéro donc je lui envoie un mail, je lui dis que j’espère ne pas être la seule à avoir eu envie de l’embrasser avant de disparaître dans le taxi.

pas de réponse pendant plus de vingt-quatre heures. un truc cloche. je lui renvoie un mail, lui demande de mettre fin à ce suspense insoutenable. et là, paf le chien. il me dit que je l’ai un peu pris par surprise, que je suis awesome mais qu’il ne pensait pas à moi comme ça quand we were hanging out, que comme on va bosser ensemble il pensait qu’on devrait rester amis, qu’il espère que je suis cool with that.

choc des émotions. incompréhension. what the fuckitude.

je lui explique qu’ah bon dis donc ça m’étonne ce que tu me racontes, parce que [insérez ici le contenu de la [pause]], que je pensais qu’il s’était passé un truc, my mistake, que non c’est pas vraiment cool with me parce que perso je te trouve aussi awesome et very cute en plus, et c’est pas tous les jours que je rencontre quelqu’un avec qui ça clicks, et que je peux pas être amie avec un mec dont je pense tout ça. et qu’en plus on va pas passer un an dans le même bureau, on va juste faire un concert à emporter et ça va être bouclé en deux heures.

évidemment que je n’ai pas de news depuis. hier j’ai un peu passé trois heures à pleurer en position fétale dans mon canap en mangeant des reese et en buvant du coca zéro. heureusement qu’à 1h du mat’ y avait michael cera chez jimmy fallon et que ça m’a fait rire. qu’on soit clairs, il ne m’a pas brisé le coeur, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder un vase qui se remplit depuis deux ans (quoique j’hésite à compter l’autre enflure dont je suis tombée amoureuse mais avec qui je ne sortais pas “officiellement”, ce qui ferait donc trois ans), trois ans de célibat donc. je suis très très difficile, donc je n’ai pas eu de ‘date’ depuis autant de temps ou presque (le dernier c’était avec une fille et c’était juste histoire de dire maintenant qu’on a bu un verre on se connaît un peu donc on peut niquer). ici tout le monde est maqué, j’élimine d’office les montréalais francophones parce que l’accent non merci vraiment, donc mon champ des possibles est plutôt du genre réduit.

et que là, ce kid de vingt ans me redonne espoir au bout de six heures de conversation et de lolance (copyright binnie) pour ensuite tout écrabouiller. choc des émotions, incompréhension, etc.

qu’est-ce que tu veux que j’aille lui demander “viens on va voir youth in revolt ensemble vendredi” maintenant, je suis over grillée.

ouais.

n’empêche qu’il s’en sortira pas comme ça. game is on, baby.


pureshores.
2.01.10 // 11:22 pm

“moon”, donc. très très bon film, avec en plus une B.O. signée clint mansell ; que demande le peuple ? par contre je vous déconseille de lire le pitch ou de regarder le casting, vous risquez le spoiler. (matez seulement le trailer)

“whip it” – rebaptisé “bliss” en france et affublé d’une affiche carrément gnan gnan – est oubliable mais pas complètement daubesque. enfin bon, on se doute bien de la genèse du truc : un jour, alors qu’elle jouait à nintendogs aux toilettes, drew barrymore a dû se dire eh tiens, je suis pétée de thunes, pourquoi je réaliserais pas un film avec mes potes ? bon. sauf qu’elle ne s’appelle ni kevin smith, ni judd apatow. et puis j’ai toujours du mal avec ellen page, elle a vraiment l’air d’avoir 14 ans.

ici le diet pepsi n’est pas “light”, il est “diète”. les québécois sont des gens très chaleureux et accueillants, mais leur langue est vraiment catastrophique. mes yeux saignent un peu plus chaque jour.

underage guy m’a *enfin* répondu, propose d’aller boire un café, j’ai dit oui, quand tu veux, j’espère qu’il ne mettra pas encore trois semaines à répondre, j’ai vraiment besoin de faire du sexe là.


allthatglitters.
2.01.10 // 7:58 am