aujourd’hui il a fait -30°C. comme dans “tu vas voir, en février, ça va jusqu’à moins trente”. il fait vingt-sept degrés de moins que les normales saisonnières. ahem. comme je n’ai toujours pas reçu mon manteau d’hiver à 250 dollars (tiens, prends ça dans ta gueule, compte en banque déjà boîteux), quand je suis sortie à 22h30 chercher un latte au pain d’épices au starbucks au bout de ma rue (je ne pensais plus qu’à ça depuis une heure et funny people était trop chiant pour me le faire oublier), bref, quand je suis sortie je me suis dit ça y est c’est la fin, on va te retrouver gelée sur le trottoir demain matin, heureusement que tu t’es coiffée, ça compensera pour la culotte de grand-mère. bon en fait c’est supportable comme température, sauf quand le vent te souffle directement dans la face et que tu n’arrives plus du tout à respirer – ça par contre c’est à la fois nouveau et effrayant comme sensation. les cuisses prennent super cher au bout de trente secondes, même avec un slim rentré dans les bottes (oui ici tu ne rentres pas ton jean dans tes bottes pour te donner un style, mais pour éviter de perdre tes jambes), et tu ne sens plus ton visage au bout d’une minute, ce qui est un peu embarrassant car comme j’ai le nez qui coule 365 jours par an, le seul moyen de savoir si je dois me moucher c’est quand j’ai re-chaud, c’est-à-dire quand je me trouve dans un endroit où les gens peuvent me voir de près. par exemple je me suis rendue compte en rentrant du starbucks qu’effectivement j’avais le philtrum luisant.
compte tenu de tout cela, et sachant que 30% de notre chaleur corporelle s’échappe par notre tête (merci professeur nemi), deux achats s’imposent : une toque (et non une tuque, qui est le mot québécois pour bonnet) et des.. des leggings.
ça faisait presque deux mois que je savais où j’allais passer le 24 décembre, j. m’ayant invitée à dîner chez ses parents. sauf que son père a perdu un proche il y a quelques jours et qu’il préfèrerait donc passer noël en famille. je vais pas me tirer une balle à passer le réveillon toute seule chez moi, mais je vais pas faire semblant d’en avoir rien à carrer non plus ; ça me déprime. je sais que plein d’amis et ma famille vont me skyper, mais avec le décalage horaire la soirée va être très, très longue (quand vous vous mettrez à table il sera deux heures de l’après-midi chez moi).
comme il va bientôt falloir que je renfloue très sérieusement mon compte en banque et que la traduction ça fait un an que je pratique et que ça me botte vraiment, si vous entendez parler de boulots dans ce domaine je suis preneuse (anglais à français only). je vais de toute façon devoir trouver un boulot à plein temps d’ici quelques semaines, et j’aimerais mieux ne pas avoir à passer la journée le cul planté sur une chaise et les yeux rivés sur un écran. comme c’est frustrant d’avoir dans un rayon d’un kilomètre trois librairies, trois magasins de disques et une boutique spécialisée en cinéma, mais savoir qu’aucun de ces commerces n’embauche.
ps > à la personne qui google tous les jours “sskizo blog avril 2004″ : lâche l’affaire, les archives d’avril à août 2004 ont été effacées par mes soins.
