(ne presque plus avoir de vie sociale : pour -> vider son répertoire films de 52Go, économiser l’argent des bières et des taxis / contre -> ne presque plus avoir de vie sociale)
j’ai été déçue par arizona dream, qui figure au panthéon du cinéma d’un de mes exs et qu’en plus de lui, pas mal de monde m’avait vendu comme un chef-d’oeuvre. je me suis un peu fait chier en fait. heureusement que les acteurs sont parfaits. la dolce vita aussi, je m’attendais à quelque chose de plus puissant ; certaines scènes sont vraiment marquantes, le film est super intéressant d’un point de vue intellectuel/philosophique, mais sa structure m’a déroutée, et j’ai ressenti ses 2h45 comme une véritable épreuve. (j’ai même regardé un autre film entre le CD1 et le CD2..) par contre bottle rocket est chouette, même si je ne peux définitivement pas blairer owen wilson (c’est physique), et démerdez-vous pour choper eagle vs shark, ça vous changera pas la vie mais c’est un joli film (jemaine clement inside).
rien à voir, mais coup de coeur blog, surtout pour son dernier post et aussi la fin de celui du 16 décembre : dariamarx.tumblr.com
plein de mails, de cadeaux à lire, un à encadrer, des bottes d’hiver pas entièrement waterproof (FAIL), 6h d’affilée sur skype, des films, pas de foie gras ni saumon fumé ni noix de st jacques ni champagne ni sapin, mais ce sera pour l’année prochaine.
j’ai enfin regardé “jersey shore”, la nouvelle télé-réalité produite par MTV. je ne sais pas trop comment c’est en france, mais ici au canada comme on a accès aux chaînes câblées américaines, on nous rebat les oreilles avec ce truc depuis quelques semaines. c’est un sketch de SNL qui m’a décidée, ça avait l’air trop con pour être vrai.
le pitch : une espèce de loft story dans une maison en bord de mer, dans le new jersey. huit participants, mais oubliez la biodiversité genre on va prendre une blonde siliconée, un loser, un jean-claude van damme like, une beauf, un noir et une rebeu ; dans jersey shore les huit participants sont d’origine italienne, et ils viennent tous de l’état de new york ou du new jersey. ils se donnent des surnoms, comme nicole “snookie” ou mike “the situation”. oui, c’est même ses abdos que le type appelle “the situation”, et il lui arrive aussi de parler de lui à la troisième personne.
les filles ont des gros seins fake, sont surbronzées, sortent toujours à moitié à poil, et certaines ont les cheveux bicolores genre christina aguilera époque “dirty”. ils sont évidemment tous cons comme leurs pieds, quoique leurs pieds ne doivent pas être si bêtes puisqu’ils réussissent à les ramener chez eux tous les soirs après qu’ils se soient mis des grosses murges. parce qu’à vrai dire il n’y a pas grand chose à foutre sur le jersey shore, c’est surtout fréquenté par les touristes qui font la queue pour des corn-dogs pendant que leurs gamins se fichent la frousse dans les montagnes russes. et pendant ce temps-là, on peut être sûr que “the situation” et ses potes, cheveux ultragominés, gourmette en or sur chemise ouverte, sont en train de pécho de l’autochtone. ‘hot chicks with douchebags’ IRL.
le pire c’est qu’ils arrivent à chaque fois à lever des meufs. surtout mike, dont on se demande pourtant si la mère n’aurait pas bu pendant sa grossesse. tout ça se termine évidemment en double-date dans le jacuzzi à se rouler des pelles, mais au moment où tout le monde se pelote sous les draps dans la même chambre, il y a toujours une des filles pour dire à l’autre qu’il faut qu’elle rentre, sinon sa mère va s’inquiéter. et comme elles sont venues ensemble, elles repartent ensemble. gros one-shot fails récurrents pour ronnie et mike donc, qu’il faudrait d’ailleurs renommer “blue balls”.
il y a aussi jenni “j-woww”, qui a un mec mais qui joue à frotte-woman tous les soirs dans les clubs en minirobe turquoise. et le lendemain c’est drama obligatoire au téléphone, parce que son boyfriend a des potes un peu partout qui lui racontent les exploits nocturnes de sa meuf. il lui raccroche au nez trois fois par jour, après qu’elle lui ait dit “si tu ne me crois pas, t’as qu’à raccrocher” “si t’as pas confiance t’as qu’à raccrocher” et puis elle le rappelle, “bébé c’est moi raccroche pas, j’veux juste te dire que ton pote raconte de la merde, s’il m’avait vraiment vue frotter mes fesses contre le pubis d’un mec, t’as qu’à lui demander quelle chanson passait à ce moment-là”.
nicole “snookie” c’est l’attention whore dans sa splendeur. elle le sait, et elle en est fière. elle aussi sort à moitié déshabillée, et fait des roues et des flips sur le dancefloor, pieds nus, la robe au-dessus de la tête, exhibant son string rose fushia et tout ce qu’il est censé cacher à la foule de vingtenaires imbibés, libidineux mais néanmoins choqués. en fait snookie c’est un peu l’anglaise ultrabourrée de base qu’on croise à minuit à un arrêt de bus de picadilly et qui vomit sur ses chaussures alors qu’un mec qu’elle ne connaît pas la tripote. bon, sauf que snookie, comme tous ses colocataires, est italienne.
pour décrire leur look et leur style de vie, ils utilisent le mot “guido” (ou son féminin, “guidette”), qui est à l’origine un terme péjoratif, le surnom donné aux kéké(e)s d’origine italienne qui habitent dans les états de new york ou du new jersey, qui passent leur temps à faire la fête, boire, et coucher, et qui se sappent bling-bling et vulgaire. voilà, ils se traitent eux-même de kékés, mais pour eux ce mot n’a rien de péjoratif, c’est même devenu affectueux.
mais les assoces italos-américaines sont en colère, ne veulent pas entendre ce terme à la télévision, et en ont marre que les italiens passent pour “des mafiosi, des bouffons ou des bimbos”. (ils avaient aussi gueulé à propos de la série “les soprano” à l’époque.) l’office du tourisme du new jersey aussi tire la tronche, ils en ont marre qu’on se moque d’eux (les habitants de la ville de new-york notamment, géographiquement très proches du new jersey, ont toujours méprisé cet état) et qu’MTV enfonce le clou en montrant une région où la jeunesse s’emmerde, boit comme des trous, nique comme des lapins, et où les seules activités proposées sont les manèges, la plage, et les boîtes.
malgré de nombreux appels au boycott, pétitions, et menaces de procès, je doute qu’MTV lâche “jersey shore”, dont l’audience a doublé depuis la diffusion du premier épisode le 4 décembre.
tant mieux, c’est pathétique et jouissif à la fois, la recette parfaite pour une bonne real TV.
[désolée pour les fautes, il est tard, je me relirai demain]
en cette période de tops musicaux plus ou moins insupportablement inintéressants (les tops de la blogothèque = DO / les tops de la décennie = DON’T) (non, ce blog n’est pas et ne sera jamais impartial), justin vernon, à qui tout ça casse visiblement les couilles, pose la bonne question : “why do we bitch about the placement of albums that less than 5 percent of the population listen to?”
l’album de the xx a beau être dans mon top 2009, je n’ai pourtant jamais porté de keffieh. (j’avoue en avoir eu secrètement envie, le même jour où j’ai penser acheter des uggs, mais c’est parce que mon taux de sucre était dangereusement bas, je délirais) (merci nicetomeat pour le lien)

en novembre 2007 tristan schulmann et xavier sayanoff signaient “suck my geek”, très chouette docu sur la culture geek en france. deux ans après ils sont de retour avec “viande d’origine française”, examinant cette fois à la loupe le cinéma horrifique produit par l’hexagone. si leur film précédent était plus proche du divertissement que de l’enquête, celui-là soulève au contraire les problématiques sous-jacentes à un genre très particulier de cinéma. c’est intelligent et intéressant, si ces mecs-là pouvaient sortir un docu aussi bon chaque année, ce serait le pied.
aujourd’hui il a fait -30°C. comme dans “tu vas voir, en février, ça va jusqu’à moins trente”. il fait vingt-sept degrés de moins que les normales saisonnières. ahem. comme je n’ai toujours pas reçu mon manteau d’hiver à 250 dollars (tiens, prends ça dans ta gueule, compte en banque déjà boîteux), quand je suis sortie à 22h30 chercher un latte au pain d’épices au starbucks au bout de ma rue (je ne pensais plus qu’à ça depuis une heure et funny people était trop chiant pour me le faire oublier), bref, quand je suis sortie je me suis dit ça y est c’est la fin, on va te retrouver gelée sur le trottoir demain matin, heureusement que tu t’es coiffée, ça compensera pour la culotte de grand-mère. bon en fait c’est supportable comme température, sauf quand le vent te souffle directement dans la face et que tu n’arrives plus du tout à respirer – ça par contre c’est à la fois nouveau et effrayant comme sensation. les cuisses prennent super cher au bout de trente secondes, même avec un slim rentré dans les bottes (oui ici tu ne rentres pas ton jean dans tes bottes pour te donner un style, mais pour éviter de perdre tes jambes), et tu ne sens plus ton visage au bout d’une minute, ce qui est un peu embarrassant car comme j’ai le nez qui coule 365 jours par an, le seul moyen de savoir si je dois me moucher c’est quand j’ai re-chaud, c’est-à-dire quand je me trouve dans un endroit où les gens peuvent me voir de près. par exemple je me suis rendue compte en rentrant du starbucks qu’effectivement j’avais le philtrum luisant.
compte tenu de tout cela, et sachant que 30% de notre chaleur corporelle s’échappe par notre tête (merci professeur nemi), deux achats s’imposent : une toque (et non une tuque, qui est le mot québécois pour bonnet) et des.. des leggings.
ça faisait presque deux mois que je savais où j’allais passer le 24 décembre, j. m’ayant invitée à dîner chez ses parents. sauf que son père a perdu un proche il y a quelques jours et qu’il préfèrerait donc passer noël en famille. je vais pas me tirer une balle à passer le réveillon toute seule chez moi, mais je vais pas faire semblant d’en avoir rien à carrer non plus ; ça me déprime. je sais que plein d’amis et ma famille vont me skyper, mais avec le décalage horaire la soirée va être très, très longue (quand vous vous mettrez à table il sera deux heures de l’après-midi chez moi).
comme il va bientôt falloir que je renfloue très sérieusement mon compte en banque et que la traduction ça fait un an que je pratique et que ça me botte vraiment, si vous entendez parler de boulots dans ce domaine je suis preneuse (anglais à français only). je vais de toute façon devoir trouver un boulot à plein temps d’ici quelques semaines, et j’aimerais mieux ne pas avoir à passer la journée le cul planté sur une chaise et les yeux rivés sur un écran. comme c’est frustrant d’avoir dans un rayon d’un kilomètre trois librairies, trois magasins de disques et une boutique spécialisée en cinéma, mais savoir qu’aucun de ces commerces n’embauche.
ps > à la personne qui google tous les jours “sskizo blog avril 2004″ : lâche l’affaire, les archives d’avril à août 2004 ont été effacées par mes soins.
je n’en peux plus de la réflexion “eh t’as tes règles ou quoi ?” qu’on balance quasi systématiquement à la gueule d’une fille qui s’énerve. non, ça n’est pas drôle. oui, vous êtes lourd. non, vous ne “rigoliez” pas. vous venez de faire une remarque sexiste. c’est comme dire que je suis “mal baisée” parce que je râle à cause du mec qui vient de me doubler à la poste. ça s’appelle du sexisme ordinaire et ce qui me rend le plus triste, c’est que parmi ceux que j’entends dire ça il y a des amis proches.
c’est comme les remarques racistes qu’on fait suivre du même “oooh ça va je rigole !” pour se dédouaner. il y a quelques mois j’ai entendu “je savais pas que les arabes lisaient (insérez le nom d’un webzine) !”. ça n’a fait rire que son auteur, qui soi-disant “déconnait”. c’est comme les gens qui adorent ali farka touré mais qui s’étonnent qu’il y ait des noirs à un concert de dominique a. évidemment que je fais des blagues racistes de temps en temps, mais c’est tellement gros que je n’ai pas besoin de préciser que je ne suis pas sérieuse.
à ceux qui ont l’intention de m’envoyer un mail me demandant si j’ai mes règles ou de tweeter un truc similaire parce qu’ils trouvent ça drôle, essayez de vous mettre à la place d’une nana qui entend ça depuis dix ans et allez faire autre chose, comme je sais pas moi, vous branler, parce que c’est ce que tous les mecs font au moins cinq fois par jour non ?
j’ai enfin vu zombieland, qui est très bon, et twilight (le premier), et outre le fait que ce film est grotesque et chiant comme un lundi pluvieux, il m’a franchement énervée. on ne prend pas de libertés aussi larges avec un mythe comme celui du vampire ; non mais sans déc, un vampire qui ne crame pas au soleil mais qui brille, qui BRILLE de mille feux tel un lustre swarovski ? c’est comme si les zombies se mettaient à parler (déjà qu’ils courent maintenant, n’importe quoi). j’avais commencé un billet sur l’évolution du mythe du vampire mais au bout d’une heure j’ai laissé tomber, je crois pas que ça intéresse grand monde, en fait.
+ toutes les playlists sont maintenant accessibles en cliquant sur ‘play‘ là-haut
+ voilà comment les québécois appellent “mon petit poney”
+ parce que tout le monde ne lit pas mes 1242 tweets quotidiens, des liens chouettes : excellent papier sur les séries, when TV became art – the how i met your mother shame index – readers by author – mon nouveau fond d’écran, le geek diagram.

1. celebration – what’s this magical
2. best coast – when i’m with you
3. a classic education – best regards
4. young buffalo – catapilah
5. idiot glee – all packed up
6. memory house – foreground (grizzly bear cover)
7. imogen heap – thriller (michael jackson cover)
8. bear in heaven – lovesick teenagers
9. gypsy & the cat – jona vark
10. the hood internet – dead prez vs grizzly bear – two weeks of hip hop
(.zip)
vendredi j’avais rendez-vous à la micro-brasserie “dieu du ciel” pour le départ d’a. (rah pourquoi tu pars pétasse) qui m’a raconté comment elle a niqué avec un hockeyeur québécois francophone canon la semaine passée, et surtout comment elle a retenu un fou rire quand il s’est mis à parler pendant. ce qui n’a fait que renforcer mon angoisse et m’amène donc à envisager les trois options suivantes : soit je me tape uniquement des anglophones, soit je trouve des francophones muets, ou bien carrément des français. j’ai rencontré deux québécois franco plutôt canons mais très sincèrement, la langue et l’accent font carrément peur à ma libido.
au “dieu du ciel”, où les bières homemade sont délicieuses, la musique est un peu trop forte et le ratio doit être d’une fille pour quinze mecs, avec une moyenne d’âge d’à peu près 24 ans. rares sont les tables mixtes ; c’est simple vendredi soir j’en ai vu trois (dont deux occupées par des couples). pourtant je n’ai pas eu l’impression que ce fut un haut lieu de drague. est-ce que la plupart des mecs là-bas sont maqués ? difficile à dire. est-ce que ça marche comme à berlin ? oui. ça eye-contact discrètement, mais ne compte pas sur eux pour venir te parler.
ensuite direction la sala pour une launch party (l’album de my people sleeping), puis vers 1h30 on bouge chez eux, pizza bières tequila thé en écoutant les beatles, où j’ai discuté pendant 3h avec un garçon très très très intéressant fraîchement débarqué de vancouver. je l’aurais demandé en mariage sur-le-champ s’il m’avait plu physiquement. il a tenu la porte du taxi qui allait me ramener chez moi, je crois que ça ne m’était jamais arrivé. ça me désespère ; il y a tellement de garçons avec qui j’ai envie de faire l’amour intellectuellement mais dont je n’arracherai jamais le t-shirt..
hier soir christmas party avec plein de gens chouettes, plein de bonne bouffe, vin rouge, cosmopolitans, egg nogs, et surtout ce magnifique hot toddy dont j’ai usé et abusé. je pensais avoir régressé de dix ans en terme de “je tiens l’alcool” rapport à la fréquence de mes sorties, mais j’ai plutôt l’impression que moins je bois régulièrement, mieux je tiens quand je bois beaucoup. ou alors c’est comme le vélo.
sean (de said the gramophone) nous a raconté l’histoire du tout premier golden globe et je vous invite à lire l’article sur wikipedia, c’est épique. (version courte en français, version longue en anglais.) je pourrais l’écouter pendant des heures, il connaît tellement d’histoires incroyables.
adam a expliqué le harry houdini, et grâce à thomas je sais ce qu’est le mushpee.
il a encore neigé aujourd’hui, il y a des montagnes sur les trottoirs. les températures dégringolent, ce qui ne m’a pas empêchée de sortir en robe hier (avec des collants même pas en laine) alors qu’il faisait -10°C, et de marcher pendant 15 minutes. du moment qu’il n’y a pas beaucoup de vent, c’est vraiment supportable.
- is there booze in this room ?
- you mean except in my blood ?
ah si, on entend bien le vent. (et la tempête s’est arrêtée cinq minutes après)
j’ai une nouvelle fois besoin de votre aide. cette fois-ci c’est le titre d’un film qui m’échappe.
un film d’horreur bien gore sorti fin 80-début 90, tout ce dont je me souviens c’est que le héros principal va au ciné avec une nana (je crois), et que dehors les gens se transforment en zombies. ils finissent par envahir le ciné, mais heureusement le héros principal réussit à s’enfuir et en bute un paquet. je ne sais foutrement plus comment ça se termine.
je sais que vous allez trouver puisque vous êtes super forts, alors d’avance merci.
c’est “démons” de lamberto bava ; merci laurent !
aujourd’hui, un peu de sociologie.
à mon arrivée ici, j’ai été étonnée du nombre de couples au mètre carré. dans la rue, dans les salles de concert, les bars.. à paris je n’avais jamais vu une telle concentration (tant mieux, sinon j’aurais probablement fait une dépression).
au début je me suis dit nora, c’est parce que t’en as marre d’être célibataire, ça t’obsède ; c’est comme quand on arrête de fumer, on a l’impression que tout à coup la terre entière s’y est mise. et puis à force d’entendre ma copine j. répondre “oui” à chaque fois que je posais la question “et lui il a une copine ?” j’en ai déduit qu’ici si t’es pas en couple à 23 ans t’as raté ta vie.
parce qu’il y a à ce sujet une différence fondamentale entre montréal et paris : à paris, trouver un célibataire entre 20 et 27 ans, c’est pas la mer à boire. à montréal, c’est où est charlie ? en mode expert.
ici ils se rencontrent à l’école, et ne se lâchent pas. j’ai croisé des couples de 24 ans mariés (oui, comme dans mariage) et qui sortent ensemble depuis leurs 14 ans. j’ai croisé des garçons de 27 ans qui viennent tout juste de rompre après 7 ans de relation. ici on s’installe dans le même appart à 23 ans (normal, ça fait 10 ans qu’on se connaît).
alors le marché des célibataires, il se trouve où ? dans la tranche la plus improbable en france, les trentenaires. parce qu’après dix ans de bons et loyaux services avec geneviève que tu as rencontrée en terminale, tu veux voir si l’herbe est plus verte ailleurs. et il semblerait que tu le découvres assez rapidement, dans cette ville où personne ne reste célibataire plus de six mois.
c’est un peu désespérant. même si la plupart de mes amis en france ont la trentaine, je ne me vois pas sortir avec quelqu’un de cet âge-là ici, où tout semble aller beaucoup plus vite.
j’espère seulement que le premier montréalais que je déshabillerai ne portera pas de caleçons longs damart.