non je n’ai pas vécu une seconde fois l’échec d’il y a un mois et demi à paris. à vrai dire je n’attendais rien de spécial, je pensais dormir seule hier soir. j’avais envie qu’on discute, et je sais que lui aussi, et on a discuté. avant qu’il joue, après qu’il ait joué. deux heures et demi, on a discuté, je pense. c’était bien. il me touchait les cheveux comme on fait à un enfant. il n’aime pas que je touche les siens, ceux qui lui tombent devant les yeux, sa mère fait pareil. il a envie de passer deux semaines de vacances dans le pays où ils joueront en janvier, comme il a fait l’année dernière, les deux semaines à paris, chez moi. je n’ai pas envie qu’il passe deux semaines chez une autre fille. je n’ai pas envie de savoir ce qu’il fait avec d’autres filles. je n’ai pas envie de savoir si elles aussi sourient, la tête sur son torse, comme moi la nuit dernière, même lorsqu’il se met à respirer fort, trop fort pour que je réussisse à m’endormir. si ses cheveux noirs se trouvent sur d’autres oreillers. s’il jouit avec d’autres comme il jouit avec moi. je sais que c’est pas son truc d’être avec quelqu’un. je le sais depuis longtemps, et je sais que c’est encore le cas. me, a girlfriend ? you know me better than that. mais putain, je l’aime l’oiseau. je sais bien que je n’ai rien à attendre de lui. mais i can’t get over him. même sans le voir pendant un an. même quand il me fait un plan comme la dernière fois. même quand il ne me laisse pas lui toucher les cheveux, ceux qui lui tombent devant les yeux.
