vendredi je réussis enfin à dormir plus de 4h, mais au réveil j’ouvre pour la première fois depuis 4-5 jours mon google reader : horreur, malheur. je me retiens de regarder le season finale de lost avant d’avoir (presque) tout lu, je suis comme ça, j’aime souffrir, j’aime les challenges personnels. j’ai juste le temps de regarder une heure du finale, puis je file voir fink à la bellevilloise à 20h, séchant le concert de dm stith qui passe à la même à la maroquinerie mais qu’on doit faire en concert à emporter le lendemain. fink n’est pas le type canon qui te fait baver dans la fosse, mais sa voix ferait mouiller la culotte d’une nana atteinte de sécheresse vaginale. des petites connes piaillaient derrière moi pendant les trente premières secondes de chaque chanson, complètement hystériques “hiii elle est trop bien celle-là tu vas voir ! hiii ! ah non en fait c’est pas celle-là hihi”. fink fait un rappel, j’me dis yes il va chanter pretty little thing, obligé, et là il demande ce qu’on veut entendre. je déteste hurler des titres, mais les dindes derrière moi se gênaient pas pour beugler “if onlyyyy”. j’ose un ridiculement timide “pretty little thing ?” (essayez de dire ça vite et timidement, qu’on rigole), mais comme d’hab dans ce monde impitoyable ce sont les dindes qui gagnent. je rentre ensuite chez moi pour les 24 dernières minutes de lost, et comme tout le monde je reste bouche bée, les yeux écarquillés et je lâche même un HAN NAN sonore devant mon écran.
et pui go birthday party. machin est scotché à son téléphone, me regarde avec dédain, me dit à peine bonjour, et là, illumination, ce que je me disais depuis plus d’une semaine se confirme enfin : il ne m’attire plus. pire, il m’énerve. pas “il m’énerve, j’ai envie qu’il me prenne là tout de suite contre le mur”, non, il m’énerve tout court, et sur le moment j’avais envie d’être méchamment franche. alors pour penser à autre chose, j’ai dansé, des slows, ça faisait longtemps. j’adore. black hole sun, 1979, i believe i can fly. et puis je me suis prise pour britney spears, j’ai dansé comme une dingue, j’avais besoin de me lâcher, ça faisait 3 semaines que je bossais comme une tarée. ensuite on a fini à cinq à 3h (4h ?) au mcdo gambetta parce qu’on crevait de faim et j. avait envie d’un fanta orange comme une femme enceinte a envie d’un smoothie framboise/guacamole à 5h du matin.
le lendemain dm stith nous a -pour faire court – posé un lapin / pris pour des cons. dimanche j’ai été invitée à un brunch, j’ai mangé des pancakes au sirop d’érable et des bagels avec de la philadelphia cream. j’avais un peu envie de mourir de plaisir. et puis j’ai écouté l’album solo de courtney love, “nobody’s daughter”, deux fois, je l’ai trouvé chouette. j’ai commandé le premier album des clues. j’ai découvert qu’on pouvait acheter des religieuses au chocolat et des éclairs la nuit – mais j’ai résisté. aujourd’hui le virement pour mon loyer a été refusé à la banque ; j’attends un chèque de 900 euros depuis deux mois. oui voilà, je suis fauchée.
+ je serai à lyon pour les nuits sonores, si vous voulez qu’on se retrouve pour boire des bières, manger un panini 3 fromages ou secouer la tête au marché de la gare, balancez-moi un mail ! +
