englishbedandbreakfast.
12.04.09 // 18:59

attention, un peu de namedropping ahead. (mais après y a du cul)

vendredi. alors qu’on était bien 5 ou 6 à squatter le lit de lâm, parce que monsieur était borracho (une smirnoff et deux shots de vodka, rires), que je venais de le battre à tetris 1-0 (je l’aurais sûrement enchaîné si la DS de nekoto, qui l’a éclaté 10-7, ne s’était pas éteinte faute de batteries), que gé et moi ne nous étions toujours pas roulé de pelle même dans le noir total avec 4 ou 5 verres de vodka-fraise dans le sang, que silphi avait décidé de faire une bataille de polochons, que les vrais gamers de ce nawak street club essayaient de jouer dans le salon, que coline et audrey faisaient les voyeuses, là, à cet instant, j’entendis mon téléphone sonner.

rappellons qu’il était 5h30 du mat’ et qu’en général à cette heure-là trois personnes seulement sont susceptibles de m’appeler : ma soeur qui sait que je ne dors pas et qui a une question existentielle genre “comment il s’appelait le troisième mec des 2be3 ?” ; une amie qui sait que je ne dors pas et qui aurait croisé ed westwick ou andy samberg ; un ami qui se fout que je dorme ou pas et qui m’appelle quand il est bourré pour me dire des trucs de mec bourré. je check mon téléphone, le numéro qui s’affiche est inconnu de mon répertoire et il n’a pas laissé de message. je rappelle aussitôt, on sait jamais c’est peut-être une urgence. (c’en était effectivement une, mais pas d’ordre médical – quoique). un mec répond, visiblement il ne capte pas super bien, je ne pige rien. je répète “euh, c’est qui ?” trois-quatre fois avant d’entendre un accent britannique me répondre “it’s bill”. hein ? “bill who ?” “bill blinton” (le prénom et le nom ont évidemment été changés). OMG c’est mon anglais. celui qui chante. celui qui est beau comme un dieu grec. celui avec qui j’ai couché il y a deux ans avant qu’il soit connu et que je n’ai jamais revu. celui à qui j’ai filé mon numéro par mail il y a un mois et demi au cas où. OMG. il me demande où je suis, et si j’ai envie de venir chez lui. oh oh, la case booty call s’est allumée dans mon cerveau. bon alors dans ces cas-là, quand on est célibataire, qu’on n’a pas niqué depuis décembre et qu’on se souvient que ce mec en plus d’être canon et un putain de bon coup, pour dire non il faut avoir un sacré problème.

je dis au revoir à tout le monde, je me casse, je reçois l’adresse par texto, je chope un taxi, et je me fais choper. deux fois. bon, j’avais oublié à quel point il aimait parler dirty, et certains trucs qui ne passeraient pas en français étaient plutôt excitants en anglais (et j’ai constaté hier et aujourd’hui que visiblement la fessée rend la peau douce). je suis repartie de chez lui à 15h pour un overdressed walk of shame, moi qui m’étais habillée en fifille avec ma nouvelle robe, des chaussettes hautes et des talons qui m’ont fait souffrir le putain de martyre.

ouais, j’ai pris cher.

(bonus : je peux pas blairer lady gaga, mais sa version acoustique de poker face est géniale)