mais
j’ai envie de faire l’amour avec mon oiseau, le matin, jusqu’à midi, jusqu’à ce que le soleil ne chauffe plus mon lit.
j’ai envie d’entendre les deux mots qui me faisaient glousser comme une gamine et plisser les yeux à chaque fois qu’il les prononçait.
j’ai envie de l’entendre me dire des choses en anglais quand je suis nue sur lui.
j’ai envie de fumer dans ses bras à la fenêtre de la cuisine, la nuit.
j’ai envie qu’il boive son café au lait dans mon lit en faisant des grimaces.
j’ai envie qu’il soit là au moins à chaque fois que je mets la culotte rose à pois blancs.
j’ai envie des surnoms débiles qu’on inventait.
j’ai envie de le voir dans une position stupide dans une salle de musée parce qu’il y entrait avant moi juste pour me faire rire.
j’ai envie de faire semblant de ne pas aimer qu’il me prenne en photo au moins deux fois par jour avec son téléphone.
j’ai envie qu’il me le dise en m’embrassant, you are beautiful, plutôt que de le lire sur un écran.
et voilà.
voilà.
je suis tellement prévisible.
