les fleurs de mon anniversaire sèchent, le bouquet pourrit dans son vase, il paraît que c’est pas très feng-shui mais je m’en fous. samedi soir aux disquaires, puis à l’opa, je crois que je suis trop difficile, non attends, je suis difficile, point, et c’est pas plus mal. même quand ça se roule des pelles sur le canapé à côté de moi et en face, je me sens pas le vilain petit canard, non, je pense: aucun être humain dans cet endroit ne me plait assez pour que j’aie envie de fourrer ma langue dans sa bouche. aucun. même pas un peu. aux disquaires les filles n’étaient pas terribles et on se demandait si tous ces types sont gay ou quoi, apparemment oui, à l’opa je ne voyais rien, trop sombre, et quand je voyais de plus près, je m’éloignais. et puis je pensais à la fille de vendredi midi. à qui j’ai envoyé un mail, proposé de boire un verre, et qui m’a répondu tout à l’heure. on doit se voir cette semaine. un crush complètement physique, pour l’instant, je ne lui ai jamais dit que bonjour. j’ai réécouté tout cat power sauf les deux derniers ce weekend chez les parents, en bouquinant ce que f. et ludomatic ont choisi sur ma wishlist – 1 & 2, 3 – et puis j’ai repensé à e. la première. qui m’a fait découvrir cat power. donc j’ai pensé à la fille de vendredi, parce que certaines chansons de cat power me donnent envie d’une fille dans mon lit, des seins d’une fille dans mon dos, des mains d’une fille sous mon pull, de la langue d’une fille entre mes cuisses, du regard d’une fille le matin au réveil. ça me fait cet effet-là. je veux sentir la fille de vendredi contre moi. même sans rockets ou ice water ou he war.
ce soir il y avait une fille dans le métro qui a éclaté de rire en lisant donjon parade, alors que j’écoutais stories from the city, stories from the sea, de pj harvey – définitivement son meilleur album, et un des dix albums que je pourrais écouter en boucle sans me lasser. j’ai souri aussi alors que we float c’est franchement pas jouasse.
j’ai plein d’épisodes de retard. demain on tourne. ça m’a encore fait du bien de passer quelques jours sans le net. même pas le temps de continuer le bouquin de jonathan safran foer, je suis sur l’ordi depuis que je suis rentrée, 22h, trop de choses à faire, certaines faites, d’autres pas. il est déjà 3h17, et non je ne programme pas mes posts, jamais. en ce moment plein de trucs chouettes arrivent mais comme d’hab j’ai pas le droit d’en parler pour l’instant, putain que c’est frustrant.
souhaitez-moi bonne chance, même si c’est pas ça qui compte.
