. j’suis allée à une soirée, j’ai dansé toute la nuit, j’ai bu seize bières et.. merde non ça c’est les dead kennedys.
. selon des sources sûres, j’aurais maintenant neuf piqûres de moustique. j’ai bien l’intention de m’exhiber dans un cirque à la dixième.
. je cherche une bonne âme pour me refiler n’importe quelle édition de a clockwork orange (anthony burgess) et/ou d’asylum (patrick mcgrath), cinq euros maxi pour chaque bouquin.
. rentrée. deux heures de sommeil dans la tronche. bordel mais qui a eu l’idée de repeindre un étage entier comme ça, je serais pas surprise qu’un teletubby ou jack nicholson surgisse d’une de ces salles. ma prof de linguistique – matière cauchemar à bannir impérativement pour le bien de ma moyenne – est une sorte d’aristo cyrillus-auteuil-neuilly-passy avec pour le moment un quotient glaçon de 7/10 et une natte jusqu’aux fesses.
. à quinze heures je sors de la fac avec une part de pizza aux champignons et une gougère fromage je traverse la rue saint-antoine et croise élodie bouchez devant andré, je tourne à droite et tombe sur une impasse étonnante en face de l’hôtel jeanne d’arc, m’asseoit devant lui, mastique. j’ai envie d’une cigarette immédiatement après avoir fini mon déjeuner, mais huit jours déjà sans, je vais pas casser mon ramadan illimité de la clope. flâner dans le marais où les galeries d’art sont fermées le lundi mais pas les cours, rue sévigné six cars de flics déboulent sirènes hurlantes.
. je rentre au bouquet saint paul, une habitude maintenant:
- bonjour mademoiselle !
- bonjour ! j’ai le droit de m’asseoir tout au fond pour prendre un thé ?
- tous les deux ? bien sûr ! (il sourit, me tend son bras, je mets le mien dessous ) venez mon p’tit chat !
. bonus: pourquoi, scarlett, pourquoi ? – ça c’est la classe.
