beautifulstranger.
19.06.06 // 00:15

jeudi, 16h20, je monte dans le métro à gare du nord, ligne 5, direction bastille/st paul pour aller boire un coup avec gertrude. un magnifique brun aux yeux verts genre tu crois que ces types-là c’est qu’un mythe s’assoit sur le strapontin juste à côté de moi, il somnole, baille, je le mate du coin de l’oeil et je mouille déjà ma culotte. vu que je suis plus au taquet tu meurs, je me dis tout de suite que ça fait beaucoup trop de mignons que je laisse passer parce que je n’ose rien faire, en plus j’ai rien à perdre, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, bam bam bam j’ai chaud bon allez lance-toi. tout ceci m’a pris quatre stations, on arrivait à oberkampf quand j’ai ouvert la bouche pour lui demander:

- excusez-moi, je peux vous poser une question ?
- euh oui allez-y ?
- est-ce que vous êtes célibataire ?
- oui, pourquoi ?
- parce que vous êtes vraiment charmant et j’aurais regretté de ne pas vous avoir demandé.
- merci, c’est gentil !
- je dois être écarlate..
- non non, ça va ! vous allez où ?
- bastille. enfin st paul, boire un verre avec une copine. et toi ?
- place d’italie, je rentre chez moi, dure journée. à quelle heure tu finis de boire un verre avec ta copine ?
- euh.. j’en sais trop rien..
(il me tend son portable)
- on va faire simple, rentre ton numéro.
(je tapote sur le clavier)
- je t’appelle à 19h, ça te va ?
- parfait.
- je plaisante pas, je t’appelle vraiment !
- j’espère bien.

je descends à bastille, flemme de marcher jusque st paul, donc direction la ligne 1, j’appelle polly pour lui raconter, sourire à la con dans la rame, je ne réalise toujours pas ce que je viens de faire en sortant du métro, gertrude arrive et me dit que je fais la parisienne blasée parce que je suis absorbée par ma lecture de SPORT, on se pose encore à l’éléphant du nil et je lui raconte. on glousse évidemment on est pas des filles pour rien et je dis pfff j’suis sûre qu’il rappellera pas. cafés tartes fines aux pommes boules de vanille. 18h20 coup de fil, numéro que je ne connais pas, c’est sûrement lui. il appelle pour confirmer, je dis que oui, ça tient toujours, et lui demande son prénom. composé, pas glamour mais c’est pas ce genre de détail qui me coupe l’envie de lui arracher son tisheurt. on raccroche. je l’ai clairement dragué parce que j’ai envie de baiser, et je me contrefous de ce qu’il a dans la cervelle, j’ai pas besoin d’un prix nobel pour grimper aux rideaux. 19h pile il est là, je dis au revoir à gertrude qui prend le métro, on marche jusqu’à république, on parle, il a parfois des expressions, une façon de parler qui ne me plaisent pas, mais il est loin d’etre con, il sent bon et surtout je le veux tout nu. une bière chacun, on discute, il me fait rire c’est un bon point. footeux – corps sublime -, batteur et guitariste, fou de musique, bosse à la direction de ceux qui essaient de nous faire préférer le train. vers 21h on arrive chez lui, session musique, puis on regarde snatch que j’ai choisi parmi ses dizaines de dvd. il me dit que je suis imperturbable parce que je veux suivre le film malgré ses bisous, ses câlins. après, le (très bon) sexe mis à part, je n’avais pas été câlinée comme ça depuis au moins deux ans, on a passé la nuit dans les bras l’un de l’autre, quand je lui donnais un petit coup parce qu’il commençait à ronfler, il bougeait et me serrait un peu plus fort, ses bras toujours autour de moi. *soupir*. matin speed, on a dormi que deux heures, le réveil sonne à 6h30 mais on reste enlacés encore une demie-heure, ses yeux verts tout près, son sourire, ses fesses, ses ‘creux’, je lui dis que j’ai envie de le manger. on prend le même train parce qu’en ce moment il travaille pas très loin de chez moi. re-câlins. dans mon bus je lui envoie un texto, j’ai envie de le revoir et ça tombe bien parce que lui aussi.

vendredi. marche marche cadeaux marais au téléphone avec ophé devant mariage frères pendant une heure cadeaux bhv l’occitane dernier jour de travail viva argentina crumble courgette-chèvre punch gingembre qui casse la tête dodo.

samedi. deauville sans trintignant, passe encore ; deauville sans crème solaire, plus jamais. je suis brûlée, j’ai mal, il restait une quantité ridicule de biafine chez moi, j’ai mal, je suis con je sais, j’ai mal.

aujourd’hui. retour de m. qui a passé un an au mexique, en revenant de l’aéroport le garçon du métro m’appelle, je le rappelle demain. l’après-midi quatre coupes de champagne en un temps record, des cadeaux, des petits fours, des fous rires et des milliards de choses à se raconter.

joie. bonheur. c’est beau la vie. même si mon compte tire autant la gueule que zidane ce soir gnahaha.