mono.
23.03.06 // 23:33

albin de la simone dirait les pires horreurs
que ça passerait comme une lettre à la poste.

***

je te manque.

les bains de boue, d’algues et de bulles
à pompadour mon étoile brille
dans les remous mon corps ondule
j’en ai rêvé, enfin la quille
à poil dans un peignoir en or
pieds nus sur la moquette épaisse
j’arpente de longs corridors
caresse les murs en peau de fesse

je te manque
c’est certain
je te manque
je suis bien
enfin

ici la musique est bien douce
dans ma chambre et partout ailleurs
les violons nagent dans la mousse
c’est la douceur c’est l’ascenseur
je sympathise avec des gens
des gens âgés venus d’orient
on ne parle pas ils sont sourds
on se regarde on fait l’amour
je te manque
c’est certain
je te manque
je suis bien
enfin

après minuit l’hôtel est mort
je me cannabisse et me soûle
zappe du pouce priant le sort
de m’offrir un film de boules
les bains de boue, d’algues et de bulles
mon regard meurt sous les concombres
ma mélancolie s’accumule
je me dissous dans les décombres