tout à l’heure en allant prendre le métro, je croise un type un peu crado, un peu avachi sur une béquille, qui me regarde droit dans les yeux et me lance : “90″.
soit il a passé sa vie à assembler des soutien-gorge, soit je mourrai dans 66 ans.
huit ans ça vous change un homme. (je suis en train de regarder wet hot american summer, qui serait selon michael cera “the funniest movie ever”) (dedans y a aussi paul rudd, amy poehler, le mec de new york unité spéciale)
maintenant que j’ai étudié attentivement le calendrier des séries US qui reprennent ou commencent cet automne, mon google agenda me fait peur.
ce qui m’excite parmi les nouveautés : boardwalk empire, the walking dead, running wilde, blue bloods et undercovers, juste pour voir si jj abrams est encore capable de nous pondre un bon alias-like. et aussi the event, mais je sens gros comme une maison le flop à la flash forward.
ce que je vais lâcher si les deux premiers épisodes sont à pleurer d’ennui (probabilité 90%) : how i met your mother, the big bang theory, gossip girl.
ce que je n’arrive toujours pas à lâcher : grey’s anatomy.
ce qui va me décevoir, je le sens : dexter, the office.
ce que j’en peux plus d’attendre que ça recommence : community, bored to death, united states of tara.
ce que je regarde uniquement pour sue sylvester : glee. (ok ok, pas que pour ça)
ce que j’aimerais bien suivre parce que c’est génial mais je n’aurai pas le temps : parks & recreations.
parfois, quand on est énervé et un peu triste, qu’on rappuie sur le bouton mute de la télé et qu’on entend “je pense que charlotte est issue d’une famille de nains, mais que euh, qu’elle ne l’est pas.. qu’elle est petite de l’intérieur mais ça ne se voit pas de l’extérieur” on éclate de rire et ça va tout de suite mieux.
j’ai eu du mal à rentrer dedans, en plus les volets étaient fermés, il pleuvait et je m’étais recroquevillée sous une couverture, la voix de kurt me berçait, j’avais du mal à garder les yeux ouverts, mais j’ai tenu, et ce film est beau, inhabituel et beau.
(lars and the real girl aussi)
(par contre j’ai pas tenu vingt minutes devant dr. strangelove)
dur de passer 1h38 devant un film où l’un des personnages principaux ressemble énormément à l’oiseau. et en plus, good dick c’est vraiment pas terrible.
six ans plus tard et grâce à perdusa, je découvre the soup, une hebdo satirique sur tout ce qui passe à la TV présentée par joel mchale (jeff winger dans community). cadeau, l’émission d’il y a deux semaines.
j’avais pas lu de polar depuis la fac, j’ai commencé “la trilogie berlinoise” de philip kerr et c’est vachement bien. la quatrième de couv’ compare le héros à philip marlowe, et c’est vrai que bernie s’inscrit dans la tradition du privé hard-boiled. une enquête sur fond d’allemagne nazie, donc avec un peu plus d’épaisseur.
c’est parce qu’en fait j’étais au mariage de mon cousin en bretagne, où j’ai battu mon record perso : 13h-1h30 sans jamais boire autre chose que de l’alcool. et combo double rainbow puisque zéro gueule de bois le lendemain. je l’ai dit et le répète, la bretagne c’est un marathon, pas un 100 mètres.
tout à l’heure je me suis demandé si beaucoup de gens avaient déjà ri — même accidentellement — devant samantha oups. et ben pas trop, mais les gens qui m’ont répondu oui ont à chaque fois ajouté “et j’assume”, donc finalement on est tous d’accord pour dire que c’est une série moisie.
par contre “the big c” et aussi les six épisode de “rev.” c’est nouveau et c’est bien.
et puis j’ai écrit un article sur slate pour ceux qui auraient envie de cuisiner de la meth ou vendre de la beuh à leurs voisins. comme ça, pour voir.
(on a désormais la preuve que dieu existe. ou pas.)
1. oberhofer – o0O0o0O0o
2. suckers – black sheep
3. land of talk – swift coin
4. sleigh bells – rill rill
5. foster the people – pumped up kicks
6. deerhunter – primitive 3D
7. the go find – everybody knows it’s gonna happen only not tonight
8. big fox – saturday
9. shapes and sizes – too late for dancing
10. yuck – automatic