j’écoute ce disque en boucle depuis deux jours. je l’ai même ACHETÉ.
il y a trois types de bande-mou d’un soir : celui qui s’excuse et qui s’acharne, qui vide la boîte de capotes avec sa demie gaule et qui finit par lâcher l’affaire et te laisse dormir ; celui qui s’excuse et qui te dit bon, je te promets que demain matin, ce sera bien (et habituellement, ça l’est) ; et puis celui qui s’excuse mais qui sait que tout n’est pas perdu, alors on rejoue un peu les préliminaires, on discute et ça repart (l’absence d’alcool aidant formidablement à cette heureuse issue). enfin, hors-catégorie, il y a l’exception. il s’excuse aussi, il pense que c’est foutu mais déjà ses doigts, sa langue s’affairent, il te fait jouir et de manière totalement inattendue, il bande. celui-là, tu en ferais bien ton plan cul, mais en général il trouve une nana le lendemain.
(et ce soir melp_ m’a appris la creepiness rule, me voilà soulagée)
3. contre la phrase, contre la chronologie
penser par l’anecdote est une tentative d’échapper à la logique discursive, à la phrase, sa grammaire et ses mots d’ordre. la connexion remplace la causalité.
(je peux quand même vous raconter que j’ai mis dans mon lit un type né en 1990 et qu’un autre m’a dit qu’il ne pouvait pas coucher avec moi parce qu’il m’aimait bien.)
(et j’ai joué à journey, vous devriez faire de même)
si vous saviez comme ça m’emmerde de ne plus pouvoir raconter ce que je veux ici. c’est frustrant, quand on l’a fait pendant des années, de ne plus avoir cette liberté, et pourtant j’en ai des trucs à dire, sur tout, sur tout ce que je ne peux plus évoquer ici, évoquer c’est déjà trop. alors je fais diversion, mais je le sens bien que ça ne va pas. du. tout.
alors j’ai vu avengers et putain, PUTAIN j’aime encore plus joss whedon. c’est drôle, c’est fin, bien filmé, les acteurs sont super, on s’ennuie pas une seconde, je suis nulle en critiques de films et ça se voit hein, mais vas-y. moi j’ai déjà envie d’y retourner.
et niveau séries, le pilote de girls est un peu creux mais prometteur, apartment 23 est vraiment pas terrible, best friends forever est vraiment nul, touch est trop guimauve (coucou tim kring), j’ai pas accroché à awake mais je vais tenter l’épisode 2, j’ai été déçue par bent (coucou jeffrey tambor et amanda peet), je me tâte à regarder one night et magic city, community relève le niveau s’enfonce et abed devient aussi antipathique que sheldon cooper, game of thrones me fait toujours jeez in my pants, j’ai lâché californication et j’ai hâte de voir veep et newsroom.
you send diamond rings and cars, nothin to me
you send a package of mail, bitch, well that’s somethin to me.
à la nuit miyazaki samedi au max linder, on a vu le château dans le ciel et le voyage de chihiro (on était trop fatigués pour ponyo, en plus j’avais pas prévu que la clim’ du ciné me lyophiliserait les yeux). le lendemain, je buvais un sirop d’orgeat à la terrasse d’un café et une dame est sortie, avec un oiseau en papier collé sur son blouson en jean, le même que celui qui s’accroche à chihiro. j’ai eu l’impression que la vie essayait de me dire un truc.
mais il commençait à faire froid, alors je suis rentrée et j’ai commandé des crostini sans jambon et un verre de cheverny. le blond a dit qu’il n’avait pas envie de m’embrasser, mais je voyais bien dans ses yeux bleus qu’il mentait. après, avec les sharon van ethan okkervil river on a gagné le popquiz du motel après un an d’absence.
j’ai toujours pas compris ce que la vie essayait de me dire avec cet oiseau en papier mais c’était un chouette dimanche (8/10).